Décentralisation: les nouveaux chantiers

Il s’agit incontestablement de l’un des chantiers majeurs du septennat des Grandes opportunités. La décentralisation, inscrite dans la réforme constitutionnelle du 18 janvier 1996 et effective depuis 2010 devra connaître un bond en avant. Le président de la République y voit en effet l’un des moyens de mieux impliquer les Camerounais dans la gestion des affaires locales. Le président Paul Biya veut simplement donner corps à une aspiration exprimée par ses compatriotes. Il avait déjà dressé ce constat dans son message de fin d’année 2017.

Il y a apporté une première réponse en créant le 2 mars 2018, un département ministériel spécialement dédié à la décentralisation et au développement local. Mardi dernier, dans le discours inaugural de son nouveau mandat, le chef de l’Etat a souligné que ce processus apparaît comme l’une des clés pour résoudre la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest : « … Un bon nombre de réponses à ces préoccupations sera apporté dans le cadre de l’accélération du processus de décentralisation en cours.

Dans les meilleurs délais possibles, des mesures seront prises pour élargir le champ de compétences des collectivités territoriales afin de leur donner les moyens d’une plus grande autonomie », a notamment promis le président de la République.

Chargé, au premier chef, de la mise en œuvre de cette prescription présidentielle, le ministre de la Décentralisation et du Développement local indique les leviers qui vont être actionnés à brève et moyenne échéances, pour concrétiser ce qui est devenu une attente forte des Camerounais, et que le président Paul Biya entend voir rentrer dans les faits. Au rang des mesures annoncées, outre l’élargissement des compétences et les ressources qui vont avec, il y a l’octroi de financements additionnels de la part de l’Etat. Georges Elanga Obam s’est confié à CT.

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