« Difficile de faire adopter un nouveau mode de vie »

Saïdou Arabo, délégué régional de la Santé pour le Nord.

Quels sont les moyens de riposte mis en œuvre pour endiguer l’épidémie?

Nous intensifions les descentes de sensibilisation dans les localités affectées. Dès que nous enregistrons de nouveaux cas, nous descendons sur le terrain  pour nous rassurer de la bonne prise en charge des patients. Nous nous renseignons sur la manière dont ont été contaminées les victimes et prenons des mesures pour que l’épidémie ne se propage pas davantage. Plus de 1200 agents de santé communautaires nous aident dans cette tâche. Au niveau régional, un comité de lutte contre le choléra est mis sur pied. Nous travaillons donc en collaboration avec plusieurs administration sectorielle dont celles des Enseignements secondaires ; de l’Education de base ; mais aussi de l’Eau et de l’Energie. Par ce biais, nous détectons facilement les cas et travaillons à les éradiquer.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez sur le terrain ?

Les populations ne nous accompagnent pas dans les mesures de prévention. Malgré la batterie de mesures préventives que nous leurs offrons, c’est difficile de faire adopter un  nouveau mode de vie à plusieurs. Dans plusieurs localités, il existe des latrines construites, des forages qui fonctionnent et des moyens de potabilisation de l’eau mais, vous verrez que les habitants préfèrent encore boire de l’eau non potable des cours d’eaux ou des puits. Même en ville, plusieurs personnes défèquent encore à l’air libre. C’est la difficulté majeure que mes collaborateurs et moi rencontrons sur le terrain.

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