Population mondiale: la tendance est à la baisse

Au cours du lancement du rapport annuel y relatif hier à Yaoundé, le Fonds des Nations unies pour la population, a appelé à une meilleure maîtrise des naissances.

Parce que les décisions d’aujourd’hui auront un impact sur le lendemain, il est important de faire de bons choix. Surtout si les conséquences ne se limitent pas à notre seul niveau.

C’est sans doute ce qu’il faut retenir du rapport de l’Unfpa sur l’état de la population mondiale 2018 qui a été lancé hier à Yaoundé au cours d’une cérémonie que présidait Paul Tasong, ministre délégué au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire en charge de la Planification.

En fait, il est expliqué dans ce rapport intitulé « Le pouvoir du choix : les droits reproductifs et la transition démographique » que la tendance mondiale est aux familles de taille réduite.

Mais en Afrique subsaharienne, le taux de fécondité reste assez élevé, y compris au Cameroun. Pour plusieurs raisons et parfois indépendamment de leur volonté, les gens continuent de faire des enfants sans véritable contrôle. Or avoir « la liberté de choisir » peut éviter d’arriver à cette situation qui freine le développement des pays, entre autres. « Un taux de fécondité élevé va entraîner un effectif de populations assez élevé et les besoins en services sociaux de base seront plus accrus.

Très souvent, le gouvernement n’a pas de ressources nécessaires pour faire face à ces besoins. Il est donc important qu’il y ait un équilibre entre la croissance démographique et la croissance des ressources », explique-t-on à l’Unfpa. Une théorie soutenue par Paul Tasong, en ramenant les conclusions du rapport au contexte national. « Il faut s’assurer que ceux qui prennent la décision de procréer la prennent en toute souveraineté, avec les moyens d’accompagner cette décision.

La procréation, fûtelle un droit fondamental, peut et doit être maîtrisée. Il faut donc aller vers une maternité contrôlée Nous construisons une nation et il est important que la première ressource en vue de l’émergence au Cameroun, à savoir la ressource humaine, soit de qualité, et que nos enfants ne soient pas des charges sur le chemin de l’émergence, mais des ressources », a précisé le ministre délégué.

Ce qu’il faut par ailleurs retenir de ce rapport, ce sont les recommandations formulées pour permettre aux pays « d’élargir les choix des populations en matière de reproduction ».

Les pouvoirs publics, d’après le rapport, doivent donc privilégier l’accès universel à des soins de santé reproductive de qualité, améliorer l’éducation sexuelle des enfants, amener les hommes à soutenir les droits et aspirations des femmes, faciliter la planification des grossesses.

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