Financement des villes secondaires: 13 milliards de F débloqués

Trois conventions ont été signées dans ce sens hier à Yaoundé par le gouvernement camerounais et l’Union européenne.

Construction des infrastructures publiques, promotion des formations professionnelles,  renforcement du développement, approvisionnement en eau potable, règlement des conflits. C’est ce à quoi vont servir les 20 millions d’euros, soit un peu plus de 13 milliards de F, issus des trois conventions signées successivement hier à Yaoundé d’une part, par le ministre de l’Economie, de la Planification et du l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey et d’autre part, par l’ambassadeur et chef de délégation de l’Union européenne (UE), Hans Peter Shadek.

Ces conventions rentrent dans le cadre du financement du Programme de développement économique et social des villes secondaires exposées à des facteurs d’instabilité (Prodesv). La cérémonie de signature de ces conventions a eu lieu hier à Yaoundé en présence de quelques membres du gouvernement.

Il s’agit précisément de la signature de convention de délégation entre l’UE et la banque allemande de développement (KFW), puis, la signature du contrat de financement Minepat-KWF et enfin la signature de la convention séparée (Minepat-Feicom-KWF).

Le Minepat a dit sa gratitude au chef de délégation de l’UE pour la matérialisation de ce programme qui marque selon lui, une nouvelle étape du partenariat le Cameroun et l’institution. «Il est question de promouvoir le développement local de 15 communes en améliorant les conditions de vie tout en offrant des perspectives économique à ces populations », a-t-il conclu. Il faut noter que l’UE délègue ces fonds à la Banque allemande qui apporte son appui au Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale (Feicom). Pour ce qui est du Prodesv, l’on indique qu’il a été élaboré par le Feicom avec l’appui de la KWF et va se déployer dans les communes impactées par les facteurs d’instabilité. Il s’agit spécifiquement des zones d’accueil de réfugiés, de déplacés internes et d’autres migrants. Il est question entres autres, de prévenir les risques d’éclatement de conflits sociaux du fait de la pression sur les ressources disponibles, la cohabitation des populations autochtones et migrants. Comme l’a indiqué Hans Peter-Shadek, près de 500 projets seront réalisés par ce dispositif qui mis en œuvre pendant 72 mois (Six ans).

Parmi les régions concernées figurent en bonne place le Sud (Campo, Minton), l’Est (Kentzou, Kette, Betare-Oya, Garoua-Boulaï), l’Adamaoua (Djohong, Meiganga, Ngaoui), le Nord (Bascheo, Madingring, Touboro) et l’Extrême-Nord (Mogode, Mozogo, Kaï-Kaï). La mise en œuvre du programme se décline autour de cinq composantes.

Alors que la première porte sur le développement des infrastructures publiques et des mesures d’urgentes, la deuxième est consacrée à la création d’emplois et d’opportunités d’entrepreneuriat local. Le troisième aspect porte sur la formation technique et professionnelle des réfugiés, des déplacés internes et autres migrants ainsi que leurs communautés hôtes. Le renforcement des capacités des villes secondaires est lié à la quatrième composante. La cinquième quant à elle est axée sur le renforcement des capacités du Feicom.

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