Ethiopie: arrestations au sein de l’armée

Une soixantaine d’officiers ont été interpellés pour corruption et violation des droits de l’Homme.

Le gouvernement éthiopien procède depuis quelques jours à des interpellations au sein de l’armée. Sur instruction du Premier ministre, Abiy Ahmed ce vaste coup de filet a déjà permis de mettre aux arrêts 63 officiers relevant de l’armée et des services de renseignement. Il s’agit de 27 qui sont accusés de corruption et de 37 pour violation des droits de l’Homme.

Même si la justice éthiopienne ne donne aucune indication sur l’identité des prévenus, elle relève tout de même que les faits sont liés à la Metals and Engineering Corporation (METEC). Dirigée par l’armée, cette entreprise impliquée dans la construction du méga-barrage éthiopien de la renaissance, sur le Nil bleu. 

Il est reproché aux prévenus qui pour la plupart sont des responsables au sein de cette structure, d’avoir acheté des biens pour un montant évalué à 1,8 milliard d’euros, soit plus 1 180 milliards de F, sans appel d’offres. Les violations des droits de l’Homme auraient eu lieu dans des prisons secrètes où les détenus auraient subi des abus de toutes sortes et des humiliations de différents types. «Les détenus subissaient divers sévices, dont le viol en réunion, la sodomie, l’exposition prolongée à une chaleur ou un froid extrêmes, le simulacre de noyade et la privation de lumière naturelle», a affirmé Berhanu Tsegaye, le procureur général.

Le magistrat a par la suite a indiqué qu’un officier de renseignement – non identifié – était soupçonné d’être impliqué dans l’attaque à la grenade au cours d’un meeting en juin de M. Abiy, qui avait fait deux morts. Une chasse à l’homme est en cours pour rattraper les autres suspects restants.

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie