« L’action de terrain est la plus utile »

Jean Stéphane Biatcha, secrétaire exécutif de Synergies africaines contre le sida et les souffrances.

Monsieur le Secrétaire exécutif, Synergies africaines qui fête son 16e anniversaire cette année paraît beaucoup plus discrète aujourd’hui. Quels sont les centres d’intérêts de son action ces dernières années ?

Les centres d’intérêts sont restés les mêmes : la lutte contre le sida et les autres formes de souffrances avec des accents très particuliers portés sur la femme, elle qui donne la vie et les jeunes en général. Eux qui sont la couche la plus exposée. Tant que la lutte contre le sida continuera, Synergies africaines sera sur le terrain. Les résultats sont très encourageants mais nous ne sommes pas encore au bout du chemin. 2030 est la nouvelle échéance pour l’éradication du sida et l’espoir de la présidente fondatrice de Synergies africaines, Mme Chantal Biya et de ses autres sœurs est qu’à cette date, on puisse éradiquer cette affection avec le concours et la participation active de Synergies africaines, bien évidemment.

L’engagement des premières dames d’Afrique est-il toujours aussi enthousiaste ?

L’engagement reste et sera le même tant que l’objet du combat demeurera. On a l’impression qu’il y a une sorte de relâchement, qu’on ne parle pas autant de Synergies qu’au lancement de ses activités. C’est simplement parce que l’Ong panafricaine est entrée dans le décor. Aujourd’hui, les plaidoyers continuent certes mais c’est surtout l’action de terrain qui est la plus importante et la plus utile. Et c’est cette action de terrain qui demeure nécessaire auprès de nos cibles. Le CIRCB, sorte de bras séculier de Synergies africaines en matière de formation et recherche vient d’être réorganisé.

Que peut-on attendre de cette nouvelle orientation ?

Cette réorganisation vise à harmoniser les structures de cette nature. C’est une volonté du chef de l’Etat, le président Paul Biya. C’est-à-dire, faire en sorte que de telles structures soient organisées de la même manière et ne diffèrent que dans leur objet. Nous attendons aujourd’hui du CIRCB que la recherche soit beaucoup plus efficace, plus accentuée. Une fois de plus, le but visé est celui de rendre le CIRCB beaucoup plus opérationnel et comme l’avait dit la marraine, Mme Chantal Biya, peut-être que c’est du CIRCB que viendra la grande nouvelle.

Quel regard jetez-vous sur l’impact de Synergies africaines dans la lutte contre le sida et les souffrances depuis son entrée en scène ?

Synergies africaines contre le sida et les souffrances joue sa partition. Synergies africaines a de plus en plus un rôle reconnu parmi les acteurs de lutte contre cette pandémie. Nous sommes un acteur très important qui pose des actions concrètes. Et tant que la nécessité se fera sentir, Synergies africaines continuera à jouer son rôle et à espérer que ce rôle puisse être copié par d’autres. L’initiative de Mme Chantal Biya veut servir de modèle, d’incitation aux autres âmes de bonnes volonté parce que l’œuvre humanitaire doit interpeller toute personne. Et nous pensons avoir participé et nous continuons de participer aussi bien à la baisse de la prévalence qu’à la baisse de la transmission du VIH de la mère à l’enfant, à la sensibilisation des jeunes à l’utilisation correcte du préservatif… Synergies africaine est très fière de participer à toutes ces opérations qui certes ne sont pas encore arrivées au terme escompté mais qui continuent. Tant que la nécessité se fera sentir, Synergies africaines continuera à travailler avec beaucoup plus d’optimisme.

Quels sont les projets de Synergies africaines à court et moyen terme ?

Continuer. C’est ce que Mme Chantal Biya nous demande de faire. Tant que la victoire finale n’est pas obtenue, nous devons intensifier le travail dans nos différents domaines d’intervention.

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