Restructuration des PME: 109 entreprises mieux accompagnées

Elles ont reçu des outils et une expertise canadienne afin de devenir modernes et plus compétitives.

Plus d’une centaine de PME ont été restructurées à travers le Programme diagnostic-restructuration des PME manufacturières du Cameroun, une initiative de l’Agence de promotion des PME en partenariat avec l’université Québec Trois Rivières (UQTR). Cette opération visait à améliorer la performance et à réduire le risque des PME manufacturières camerounaises afin de leur permettre de développer les compétences nécessaires pour s’intégrer dans un environnement mondial de plus en plus compétitif.

Un atelier de restitution de ces activités réalisées entre 2016-2018 a été organisé hier à Yaoundé sous la présidence du ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa). Laurent Serge Etoundi Ngoa a indiqué que ce programme a pour objectif de moderniser le secteur des PME, de le rendre compétitif, producteur de richesses et créateur d’emplois.

Pour ce qui est du choix porté sur les PME manufacturières le Minpmeesa explique que ce n’est pas un fait du hasard. L’industrie étant la cheville ouvrière de l’économie moderne, un grand nombre d’entreprises camerounaises opère dans ce secteur. Selon Théophile Nomo professeur à l’UQTR et consultant, des 109 entreprises visitées, 15% exportent leurs produits. Le consultant explique qu’il est question pour toutes ces entreprises de développer des marchés en offrant des produits de qualité.

Tout ceci passe notamment par une bonne gestion du personnel, une bonne évaluation des besoins des clients et le traitement de leurs plaintes. La planification des objectifs rentre aussi en ligne de compte. Pour ce qui est la restructuration, 80% de PME toutes branches confondues ont été accompagnées sur les aspects tels que : la gestion du personnel, marketing, ressources humaines.

« Beaucoup d’outils ont été mis en place, notamment le registre de fournitures, de réclamations des clients, les systèmes de calcul de coût de revient, logiciels, des formations et d’autres », se réjouit Théophile Nomo. Pour Odile Moukouri, promoteur d’une entreprise opérant dans la production d’emballages alimentaires, l’expérience a été plus que positive.

« Quand j’arrive dans mon entreprise le matin, je sais déjà ce qui s’y passe et ce qui va arriver tout au long de la journée. Ceci grâce à un logiciel mis en place par ce projet. Tout est programmé, ce qui n’était pas le cas avant».

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