Recrutement de 2000 enseignants du supérieur: les modalités pratiques

Face à la presse hier à Yaoundé, le ministre Jacques Fame Ndongo a apporté des précisions sur la mise en œuvre de la décision présidentielle.

Opérationnalisation

D’emblée, le ministre de l’Enseignement supérieur, le Pr. Jacques Fame Ndongo, qu’accompagnait son collègue de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, a reconnu hier face à la presse que « l’opération s’annonce colossale. »En effet, comme on le sait, la décision présidentielle offre à l’ensemble du système universitaire 2000 nouveaux postes d’enseignants. Ce recrutement spécial s’étalera sur trois années, et consistera à recruter 1000 enseignants en 2019, 500 en 2020 et 500 en 2021. Pour ce faire, le Premier ministre, chef du gouvernement mettra en place dans les prochains jours, une commission centrale de coordination de ce recrutement. D’après le MINESUP, cet organe sera chargé de veiller au respect de « l’équité et de l’objectivité » dans l’ensemble des opérations. Il élaborera les termes de références et le chronogramme d’exécution du recrutement, et étudiera les requêtes et procèdera à la validation des candidats retenus, entre autres. Mais à la lumière du décret N°93/035 du 19 janvier 1993 portant statut spécial des personnels de l’enseignement supérieur, ce recrutement des assistants est adossé sur le dispositif connu. Il s’agit notamment de l’examen des dossiers et audition des candidats au sein des conseils de départements, puis par les conseils d’établissement et enfin par les Commissions consultatives de recrutement des assistants, avant l’autorisation de mise en service par le MINESUP.

Particularités

Le recrutement spécial décidé par le chef de l’Etat, d’après les explications du ministre Fame Ndongo, donne l’exclusivité aux candidats titulaires du Doctoral ou du Ph.D. Par ailleurs, il est prescrit une application d’une mesure dérogatoire partant l’âge limite de recrutement à 45 ans au lieu de 35 ans. Les Camerounais de la diaspora, ainsi que les fonctionnaires titulaires de Doctorat ou du Ph.D provenant d’autres corps, mais désireux d’enseigner dans les universités d’Etat, sont également bénéficiaires. La priorité est donnée aux établissements nouvellement créés ainsi que les filières dites « orphelines. » Pour le MINESUP, ces mesures déroga toires permettent d’accorder le maximum de chances à tous les Camerounais. Le Pr Fame Ndongo a rassuré quant à l’observance des « principes d’objectivité, d’équité et de transparence pour que le système d’enseignement supérieur s’enrichisse d’un personnel compétent et engagé. »

Finalité

Le geste du chef de l’Etat permettra de porter à 6000 le nombre de personnels enseignants en service dans les universités du Cameroun. « Il garantit un encadrement optimal aux étudiants, à la dimension des exigences du LMD », a indiqué le MINESUP. C’est pour cette raison qu’un accent sera mis sur la rigueur dans le recrutement, le respect de la méritocratie et la transparence. Le Pr. Fame Ndongo a souligné qu’aussitôt que la commission centrale de coordi nation du recrutement aura été mise sur pied et aura siégé, il sera procédé à la publication des postes par université et par établissement, ainsi que les profils exigés. Ainsi, chaque candidat pourra postuler en connaissance de cause. « Aucune région, ni religion, ni ethnie, ne sera marginalisée. Nous veillerons à l’équité et à l’égalité des chances entre tous les Camerounais », a rassuré Jacques Fame Ndongo.

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