Nachtigal, c’est la vitesse supérieure

Ce projet se démarque des précédents, tant par son coût, la capacité de production attendue que par le périmètre qu’il va couvrir.

Tout en ce qui concerne le barrage hydro-électrique de Nachtigal amont respire l’immensité. Tant par son coût financier : 786 milliards de F que par la production énergétique attendue de cette infrastructure : 420 MW dès la fin des travaux prévus 57 mois après le début de ceux-ci, avec 7 groupes d’une puissance unitaire de 60 MW, il devrait représenter environ 30% de la capacité installée de l’énergie électrique produite au Cameroun.

A côté de cette infra structure, qui a vu son financement boucler le 8 novembre dernier, avec la signature à Paris en France, par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé et une quinzaine de partenaires, sur instructions du président de la République, Paul Biya, les autres pourraient apparaître comme des « nains ».

En effet, qu’il s’agisse des barrages de Lom Pangar, pour un coût d’environ 238 milliards de F, de Memve’ele qui aura coûté la bagatelle de 365 milliards de F ou encore de Bini à Warak dont les travaux s’élèvent à environ 200 milliards de F, jamais auparavant, le Cameroun n’avait investi autant de ressources pour un projet hydro-électrique.

Ou pour un projet d’infrastructures tout simplement. La signature par Louis Paul Motazé, le 8 novembre 2018 à Paris des accords de financement relatifs à la construction de cette infrastructure, deux jours seulement après la cérémonie de prestation de serment du président de la République de continuer à œuvrer à l’amélioration de la couverture progressive et totale du pays en énergie électrique, traduit la volonté de Paul Biya de mettre à la disposition de ses compatriotes, toujours plus d’énergie électrique. A l’issue des 57 mois de travaux que devra durer la construction de cette infrastructure, ce sont environ 1 500 emplois directs que devra créer le barrage de Nachtigal.

Pour la Banque mondiale, dont la filiale, la Société financière internationale (SFI) est l’un des partenaires financiers du projet, lorsqu’il sera opérationnel, le barrage de Nachtigal devrait permettre au Cameroun de réaliser des économies de l’ordre de plus de 50 milliards de F chaque année en termes de coût de production.

Bien plus, d’après la même institution dans une note rendue publique en juillet dernier, le barrage dont les travaux de construction devraient commencer d’ici la fin de l’année, devrait permettre, outre l’augmentation des capacités installées, mais aussi le renforcement de l’offre d’énergie verte. Dès sa mise en service, Nachtigal devrait devenir la plus grosse structure de production d’énergie électrique du Cameroun.

Par sa capacité, ce barrage devrait combler une bonne partie du déficit énergétique dans ce qui est communément appelé le réseau interconnecté sud (RIS). On peut dès lors comprendre tout l’intérêt qu’il suscite aujourd’hui, tant auprès des autorités camerounaises que des populations qui devraient y voir la fin de leurs soucis d’approvisionnement en électricité. Même si le barrage de Nachtigal amont ne représente qu’une infime partie du potentiel qu’offre le fleuve Sanaga au Cameroun. Le meilleur étant sans doute à venir…

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