Recensement des réfugiés nigérians hors camp: le gouvernement et le HCR optent pour la biométrie

La cérémonie de lancement officiel de l’opération d’enregistrement a eu lieu vendredi dernier à Afadé dans le Logone et Chari.

Ils sont des réfugiés hors camp. Ceuxlà qui ne sont pas allés vivre dans les sites aménagés pour eux, comme le camp de Minawao dans le département du Mayo-Tsanaga. Aujourd’hui, ils sont nombreux à travers le Cameroun et il est très difficile de savoir leur nombre. D’où le sens à donner à l’opération d’enregistrement des réfugiés hors camp, lancée depuis 2017 au Cameroun.

S’agissant du cas des réfugiés nigérians dans la région de l’Extrême-Nord, sous la coordination du Haut-commissariat des réfugiés (HCR), partenaire au gouvernement du Cameroun, plusieurs organisations sont à l’œuvre sur le terrain pour les recenser et les enregistrer. Dans le département du Logone et Chari qui compte plus de 35 000 demandeurs d’asile, l’opération se passe bien depuis plusieurs mois. Les équipes sont déjà passées à Fotokol, Gadahaye, Roumdé, Amadogo II, Mafufu, Kousseri et Waza annoncée.

A cette date plus de 3500 réfugiés sont déjà enregistrés. La cérémonie de lancement officiel, présidée par le premier adjoint préfectoral du département du Logone et Chari, Hamadou Hamidou, s’est tenue vendredi dernier à Afadé en en présence du représentant HCR-Cameroun, Kouassi Lazare Etien. Le but visé par cette opération, précise le représentant HCR-Cameroun, est de mieux organiser leur protection et leur assistance. Pour donc atteindre cet objectif, il est important d’avoir des statistiques fiables. L’enregistrement biométrique a donc été choisi à cet effet. L’avantage avec ce système est que les données récoltées permettent, non seulement d’avoir le maximum d’informations sur le concerné, mais ces données restent infalsifiables. De même, la biométrie permet d’éviter les doublons, car il faut le reconnaitre les réfugiés hors camp sont très mobiles à travers le pays.

Au bout du processus, le bénéficiaire obtient une attestation qui couvre son statut de réfugié et lui permet bénéficier de tout ce à quoi il a droit durant toute la période de son séjour en terre camerounaise. Ceci en attendant son retour au Nigeria quand les conditions de sécurités seront complètement réunies a précisé le premier adjoint préfectoral du Logone et Chari, Hamadou Hamidou. Pour leur part les autorités locales saluent à juste titre cette initiative issue du partenariat entre le HCR et l’Etat du Cameroun, car dira le maire de Makary, « même si la cohabitation entre nos populations et les réfugiés est bonne, il est extrêmement important que l’Etat et ses partenaires sachent combien ils sont, afin de mieux organiser les stratégies d’assistance à cette couche sociale assez vulnérable », a renchéri Abgassi Adoum

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