Cameroun-Arabie Saoudite: front commun contre le terrorisme

Le président de la République, Paul Biya a reçu hier en audience, le vice-ministre saoudien de la Défense, Mohammed Bin Abdullah Alaayesh, envoyé spécial du roi d’Arabie saoudite.

L’axe Yaoundé-Riyad a été revisité hier au Palais de l’Unité à la faveur de l’audience qu’a accordée le président de la République, Paul Biya, au vice-ministre saoudien de la Défense, Mohammed Bin Abdullah Alaayesh, envoyé spécial du roi d’Arabie Saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud auprès du chef de l’Etat camerounais. L’entretien dense et convivial entre l’émissaire saoudien et le chef de l’Etat camerounais a duré une trentaine de minutes. Au sortir de cette entrevue à huis clos, le vice-ministre saoudien n’a pas fait de déclaration à la presse. Mais au regard du contexte et des relations anciennes qui existent entre le Cameroun et l’Arabie saoudite depuis 1966, les deux hautes personnalités en ont certainement profité pour passer en revue la coopération bilatérale entre Yaoundé et Riyad. Cette audience, la première du genre qu’accorde officiellement Paul Biya à un émissaire étranger depuis sa prestation de serment, sonne comme une dynamique nouvelle dans les relations entre Yaoundé et Riyad. Avant de venir au Palais de l’Unité, l’émissaire saoudien a eu une séance de travail au ministère de la Défense.

Le Cameroun et le Royaume d’Arabie saoudite qui posent ainsi les premiers jalons d’une coopération militaire et sécuritaire sont tous les deux engagés dans la lutte contre le terrorisme. Le royaume saoudien mène depuis plus de trente ans une politique d’identification et de répression des groupes radicaux violents, aussi bien sur son propre territoire qu’à l’extérieur de ses frontières. Le Cameroun pour sa part, est engagé depuis 2014 dans une croisade contre la secte terroriste Bokam Haram et ce, en coalition avec les pays membres de la Commission du bassin du Lac Tchad. Sur le plan socio-économique et culturel, le royaume d’Arabie Saoudite a déjà financé plusieurs projets au Cameroun dans plusieurs domaines dont la santé, les infrastructures de transport, la culture, le sport et l’agroa limentaire. Parmi les signes majeurs de cette coopération, on peut citer le soutien financier saoudien pour la construction du barrage hydro-électrique de Song-Loulou et du chemin de fer Eséka-Maloume, l’extension de l’université de Ngaoundéré, le complexe islamique de Tsinga à Yaoundé et le bitumage d’un tronçon de la route Foumban –Tibati (Foumban-Pont de Mapé). Le Fonds saoudien de développement finance actuellement le projet de bitumage de la route Olama-Kribi et les travaux de construction du lycée technique et industriel de Douala.

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