Centrafrique: situation humanitaire préoccupante

Les populations d’Alindao et de Batangafo restent confrontées à un quotidien difficile au lendemain de violents affrontements ayant opposé des groupes armés.

L’attaque il y a quelques jours de la ville d’Alindao au sud de la République est venue en rajouter au lot quotidien des humanitaires. Les milliers de personnes qui se sont réfugiées à l’évêché de cette localité placée sous contrôle de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), une faction de l’ex-Séléka dirigée par le chef rebelle Ali Ndarass, sont la cible d’hommes armés. Le site a été incendié et saccagé par les assaillants. Jusqu’ici aucun bilan officiel. Les nombreuses familles se débrouillent comme elles peuvent à la merci des intempéries. Des sources onusiennes font état de ce qu’Alindao reste coupée du reste du pays. Les installations téléphoniques ayant également été sabotées. En cette période pluvieuse, les humanitaires peinent à s’y rendre par route pour apporter de l’aide aux sinistrés.

A Batangafo dans le nord du pays où des combats ont opposé deux groupes armés en fin octobre dernier, la situation n’est guère plus reluisante pour les 10 000 victimes. Après avoir tout perdu au cours de ces affrontements, les habitants de cette ville sont dans une situation d’extrême précarité. La présence d’hommes armés dans la localité laisse croire que la tension n’est pas totalement retombée. Batangafo peine toujours à se relever des fâcheux événements de cette fin octobre 2018. Les assaillants ont presque tout mis en cendres.

Cette situation ne laisse pas les politiques insensibles. Le Mouvement cœurs unis (MCU), parti politique du président Faustin-Archange Touadéra, est ainsi sorti de sa réserve pour exiger à la force onusienne l’application stricte de son mandat en matière de protection des civils. 

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie