Réflexion sur l’industrialisation

Les pistes pour le développement du secteur étudiées à l’occasion de la 18e journée de l’industrialisation africaine célébrée hier à Yaoundé

Le temps d’une journée, pouvoirs publics, organismes internationaux et acteurs locaux ont réfléchi sur le processus d’industrialisation du Cameroun. Dans les faits, on observe un réveil, voire, une prise de conscience des opérateurs économiques, lesquels s’investissent de plus en plus dans la production entre autres de jus de fruits de pâtisseries, de produits cosmétiques, d’accessoires vestimentaires et de produits pharmaceutiques. Le tout à base de cacao, d’avocat, d’aloe vera, bref, du cru local. Pour accompagner cet élan industriel, le gouvernement à travers le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), s’est doté d’un outil de politique publique dénommé Plan directeur d’industrialisation (PDI). Celui-ci repose sur le développement de trois secteurs prioritaires qualifiés de « sanctuaires » à savoir l’agro-industrie, l’énergie et le numérique. Mais selon le ministre Ernest Gbwaboubou, aucun indicateur ne permet d’évaluer le niveau d’industrialisation auquel du pays. Il s’est toutefois réjoui des mesures d’accompagnement prises par l’Etat : « Il y a l’accompagnement des industriels à travers les mécanismes comme les centres de formalités de création d’entreprises, les bureaux de mise à niveau et les incitations à l’investissement ».

A l’occasion de la célébration de la Journée de l’industrialisation africaine (JIA) hier à Yaoundé, Ernest Gbwaboubou, qu’entouraient les ministres en charge des petites et moyennes entreprises, des postes et des télécommunications ainsi que le représentant-résident de l’Union africaine au Cameroun, a tout de même exhorté à l’action. « Il revient aux investisseurs de capitaliser les différents mécanismes pour en tirer bénéfice ».

La journée a été placée cette année sous le thème : « Promouvoir les chaînes de valeur régionales en Afrique : voie de l’accélération de la transformation structurelle, de l’industrialisation et de la production pharmaceutique en Afrique ». Dans leur déclaration de circonstance, les Nations unies et l’Union africaine ont chacun réitéré la nécessité pour le continent de procéder à un développement industriel inclusif et durable et à la compétitivité du secteur pharmaceutique.

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