Présidentielle à Madagascar: l’avant dernier round

Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana, les deux finalistes sont déjà dans la bataille pour le second tour prévu le 19 décembre prochain.

L’écart qui sépare Andry Rajoelina et Marc Ravalomanana à l’issue du premier tour de l’élection présidentielle du 7 novembre dernier n’est pas bien large. Selon les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), ces deux anciens présidents malgaches récoltent respectivement 39,19% et 35,29% des suffrages. Arrivé troisième avec 8,84% des voix, Hery Rajaonarimampianina, le président sortant, pourrait être le faiseur de roi. Le pasteur Mailhol, créateur de la secte Apocalypse, avec 1,27% des voix vient en 4e position. Tandis que, Didier Ratsiraka, un autre ancien président, se contente juste de que 0,45% de suffrages. Mais, nombre de candidats ont d’ores et déjà saisi la Haute Cour constitutionnelle (HCC) pour contester ces résultats. La Haute juridiction malgache qui a compétence de statuer en matière électorale a jusqu’au 28 novembre pour vider le contentieux postélectoral.

Impatients d’attendre l’arrêt de la HCC, les deux finalistes se sont déjà lancés dans la bataille des alliances. Surtout que Rajoelina et Ravalomanana entretiennent une inimitié connue de tous dans la Grande île. Le 13 décembre 2008 le gouvernement de Marc Ravalomanana décide d’interdire Viva TV, la chaîne d’Andry Rajoelina, le jeune maire de Antananarivo, cet «impertinent» qui a évincé un an plutôt Hery Rafalimanana, candidat du parti au pouvoir aux municipales avec 63,32% des voix. A l’origine de cette interdiction, la diffusion par cette chaîne des propos jugés «susceptibles de troubles à l’ordre public et à la sécurité de l’Etat», propos tenus par l’ancien président, Didier Ratsiraka alors en exil en France.  Mais, le conflit entre les deux hommes prendra une autre tournure le 17 mars 2009 quand cet édile de la capitale malgache qui a connu un succès fulgurant dans l’évènementiel fait irruption au palais présidentiel à Iavoloha. Soutenu par l’armée, il pousse Marc Ravalomanana à la démission et s’autoproclame alors président à 35 ans. Depuis lors, les deux hommes se rendent coup pour coup. Cette finale des «ex» promet des étincelles.

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