Pari tenu dans la lutte contre Boko Haram

Suite à la déclaration de guerre faite le 17 mai 2014 par le chef de l’Etat, les forces de défense et de sécurité ont su préserver l’intégrité territoriale du pays.

 

« Nous sommes ici pour déclarer la guerre au Boko Haram. On va le poursuivre et on vaincra cette chose terroriste parce que les inconvénients sont nombreux », dixit Paul Biya. Le président de la République s’adressait à la presse à Paris le 17 mai 2014, alors qu’il prenait part au Sommet sur la sécurité au Nigeria. Une fois revenu au Cameroun, le président de la République, chef des armées, allait commencer par une restructuration des forces de défense engagées dans la lutte contre la secte terroriste. Ainsi donc, le 14 août 2014, la Région militaire interarmées N°3 (RMIA 3), qui couvrait les régions septentrionales allait éclater en deux entités dont la RMIA 4 avec son poste de commandement à Maroua. Une 4e région de gendarmerie allait en outre voir le jour. A la tête de ces unités, le chef de l’Etat plaçait de jeunes officiers supérieurs particulièrement aguerris. Lors de leur installation sur le terrain, le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense de l’époque allait leur tenir un discours sans équivoque : « Vous devez vous investir sans ménagement pour détruire et réduire cette secte à sa plus simple expression. Vous n’avez pas le choix. Vous devez réussir ou c’est vous qui allez disparaître ».

Un an plus tard, jour pour jour après leur nomination, les commandants des 3e et 4e RMIA bénéficiaient une fois de plus de la haute confiance du chef de l’Etat, chef des armées. Ils étaient portés au grade de général de brigade et confirmés à leurs fonctions alors qu’ils n’exerçaient jusque-là que des intérims. Sur le terrain, l’essentiel était sauf : le Cameroun avait préservé son intégrité territoriale, non sans avoir infligé de lourdes pertes à Boko Haram. Jusque-là très offensive, la secte islamiste était contrainte de procéder désormais par des attaques-suicides contre des populations innocentes. Une autre stratégie qui allait connaître un échec avec l’élan de solidarité manifesté par les populations qui, pour venir en appui aux forces de défense et de sécurité, se regroupaient en comités de vigilance, apportant des informations précieuses aux troupes camerounaises.

 

 

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