Renouveau An 34 : cap sur les infrastructures sportives

L’attribution des CAN 2016 et 2019 a permis de donner un coup d’accélérateur aux divers projets de construction de stades.

 

C’est avec surprise, et non sans une certaine fierté que les plus de 40 000 spectateurs présents, le 30 octobre dernier à la finale de la coupe du Cameroun de football, ont découvert le nouveau visage du stade Omnisports de Yaoundé. En effet, à la faveur de l’organisation de la coupe d’Afrique des nations de football féminin 2016, l’infrastructure a bénéficié d’un coup de neuf pour se mettre aux standards internationaux. Portes d’entrée, toilettes, tribune présidentielle, tribune presse, sièges numérotés, piste d’athlétisme aux normes, rien n’a été laissé au hasard. C’est également le cas à Limbé où un stade Omnisports a été construit et inauguré en mars dernier avec un match des Lions. Une rencontre suivie de plusieurs autres, dont ce Cameroun-Gabon en nocturne. Ce qu’on n’avait plus vécu depuis des décennies au Cameroun. Ici, aussi, le stade de 20 000 places répond aux nouvelles exigences et accueillera avec bonheur le groupe B de cette CAN.

Bafoussam, chef-lieu de la région de l’Ouest, a également reçu en avril, en grandes pompes, un stade Omnisports de 20 000 places construit sur le modèle de celui de Limbé. A côté, d’autres infrastructures sportives ont été rénovées comme le stade militaire, les stades annexes 1 et 2 ou encore le Molyko stadium. Ces stades devraient pouvoir, à l’avenir, accueillir les rencontres du championnat masculin et même féminin. Les structures existantes comme le stade de la Réunification de Douala et le Roumdé Adja de Garoua vont également faire leur mue dans un avenir proche.

En ligne de mire aussi, deux importantes projets de construction de stade. A Olembé, dans la banlieue de Yaoundé, le groupe italien Piccini a commencé les travaux de terrassement pour la construction d’un stade couvert de 60 000 places dans la perspective de la CAN masculine que le Cameroun accueillera en 2019. Japoma, banlieue de Douala, se verra également doté d’un stade d’une capacité de 50000 places d’ici quelques années.

Mais n’allez pas croire que le développement des infrastructures sportives obéit seulement à la conjoncture de l’heure. Il faut plutôt croire que c’est le potentiel fourni par le Cameroun en termes d’infrastructures qui a encouragé à postuler pour l’organisation des CAN 2016 et 2019. En effet, le Programme de développement des infrastructures sportives (PNDIS) est enclenché depuis 2010. Dans ce sillage, deux gymnases Omnisports à Douala et Yaoundé sont en chantier et devraient être enfin livrés sous peu. La construction de stades dans les dix régions est également d’actualité. La construction du palais des Sports de Yaoundé, grâce au partenariat avec la Chine, a permis d’offrir une nouvelle tribune à de nombreux sports comme le volley-ball, le basket-ball, la boxe et autres. Et on peut imaginer que ce n’est que le commencement.

 

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie