Tochukwu Oluehi: gardienne du temple

Le goal des Super Falcons est une assurance tous risques pour son équipe, particulièrement dans les périodes difficiles.

Elle n’a pas vraiment eu à se fouler durant la séance de tirs au but contre le Cameroun. Mais il serait injuste de résumer le match de Tochukwu Oluehi et même sa performance générale dans cette Coupe d’Afrique des nations 2018, à cet épisode. Ce n’est pas un hasard si le goal des Super Falcons figure dans le 11 type de cette CAN, dressé au terme de la phase de poules. C’est qu’elle a fait montre d’une vigilance de tous les instants durant la demi-finale opposant son équipe aux Lionnes indomptables. La pression est grande, car les joueuses de Joseph Ndoko le sentent bien, cette année, elles peuvent enfin venir à bout du Nigeria. En face, des attaquantes camerounaises revanchardes surgissent sans relâche dans le camp nigérian.

A plusieurs reprises, il faut faire appel à la détermination d’Oluehi. Par exemple à la 6e min, sur cette tête brusque et rageuse de Meffometou Tcheno. Ou encore à la 66e min, pour stopper cette frappe vicieuse de Ngo Mbeleck. Et même si les nombreux tirs des Camerounaises sont plus des coups de semonce que de véritables réactions, Oluehi par son calme et sa discipline, demeure ce bouclier inébranlable. Derrière ses défenseures centrales, Ebere et Ebi, le goal nigérian affiche une sérénité redoutable. Elle la conserve tout au long du temps réglementaire, des prolongations et au moment décisif : les tirs au but. Pas d’arrêt spectaculaire : les deux essais manqués par Enganamouit et Ngo Mbeleck ne demandaient pas de détente particulière. Seulement, Tochukwu Oluehi sait se trouver au bon endroit au bon moment. Fin des courses, le Cameroun tombe à nouveau contre le Nigeria (0-0, 4-2 aux tab).

Agée de 31 ans, Oluehi est l’une des artisanes de ce nouveau coup de bec des Super Falcons. C’est sans hésitation que Thomas Dennerby, le sélectionneur du Nigeria, fera une nouvelle fois confiance à la fille du pays pour garder les goals en finale contre l’Afrique du Sud. Même si elle fait de brefs passages dans des clubs en Europe (Biélorussie puis Norvège), Tochukwu Oluehi reste l’une des icônes de Rivers Angels, le mythique club de football féminin du Nigeria.

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