Enseignement catholique:la redynamisation en marche

Un forum des acteurs ouvert ce mercredi 28 novembre pour la construction d’une communauté éducative exemplaire.

Face aux violences, à l’insécurité et à l’instabilité dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et relativement à l’Est, c’est l’école qui paye le lourd tribut. Et l’enseignement catholique refuse de rester indifférent face à ces situations qui imposent une révision de l’offre éducative. « Dans ces régions, les élèves éprouvent d’énormes difficultés scolaires. On les retrouve parfois huit à dix par chambre dans les villes qui les accueillent dans le cadre de leurs études. C’est regrettable et c’est pour cela que cette rencontre va nous permettre de trouver des solutions à ce type de problèmes », confie le colonel Louis Marie Ngah, président de l’Organisation nationale des associations des parents d’élèves de l’enseignement catholique (ONAPEEC.) C’est donc dans cette perspective que se tient depuis ce mercredi 28 novembre 2018, la 27e Assemblée générale de l’ONAPEEC.

Cette initiative du secrétariat national de l’Enseignement catholique: SENECA est placée sous le thème  « L’école catholique face au défi du service éducatif pour tous et la construction d’une communauté scolaire de paix ». Le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun, Mgr Benoît Kalla a indiqué les grands axes de réflexion de ces travaux. Notamment l’école inclusive, la restauration de la paix et du vivre-ensemble et la prévention des conflits en milieu scolaire. D’après l’Abbé Benoît Marie Ndongo, sectrétaire national de l’ONAPEEC, l’école catholique de notre temps doit être entre autres ouverte à tous, sans aucune forme de discrimination, un lieu d’accueil de la fragilité car l’éducation intégrale veut le bien de tout homme. « L’école catholique est un laboratoire d’humanité ouvert à tous pour reprendre le pape émérite Benoît XVI. Elle doit être une école qui annonce l’Evangile. Nous sommes tous appelés à innover avec détermination pour proposer une école socialement utile, efficace et rayonnante », a-t-il rappelé. Pendant deux jours, les principaux acteurs vont réfléchir et débattre sur l’implication des communautés dans la gestion de l’école en mode décentralisé, les effets et impacts négatifs  sur l’école et l’unité nationale des crises socio-sécuritaires au Cameroun, les valeurs socioculturelles comme facteurs d’inclusion, de cohésion sociale et consolidation de la paix.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category