L’ONU fait son autocritique au Soudan du Sud

A l’origine, une enquête mettant en cause le comportement des casques bleus en marge des affrontements qui ont éclaté à Juba, en juillet dernier.

 

Les conclusions de l’enquête indépendante menée par le général néerlandais, Patrick Cammaert, mandaté par l’ONU sont « accablantes », selon le site d’information du journal français Le Monde. Des violences qui ont éclaté à Juba, la capitale du Soudan du Sud, entre le 8 et le 25 juillet derniers auraient fait trois cents morts, côté civils. De plus, le commandant de la force des Nations unies au Soudan du Sud, qui compte 13 500 casques bleus sous ses ordres, le lieutenant-général kényan Johnson Mogoa Kimani Odienki, dont le secrétaire général a demandé la tête dans un geste très rare et symbolique pour l’ONU a péri au cours de ces violences. De nombreuses femmes auraient été violées. Plusieurs semaines avant le début des violences pourtant, « la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (MINUSS) et les humanitaires avaient détecté des signes tangibles d’une reprise imminente des hostilités », note le rapport.

Le résultat fut une « réponse chaotique et inefficace » des casques bleus, qui se sont révélés incapables d’assurer la protection des civils. Ce qui figure pourtant au cœur de leur mandat. Une « aversion au risque », a estimé le général Cammaert, qui juge les soldats de l’ONU réticents à faire usage de la force.

Le secrétaire général, Ban Ki-moon, s’est dit « profondément affligé » par les conclusions de ce rapport et « inquiet des graves lacunes identifiées ».

 

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