Création du Comité national dedésarmement, de démobilisation et de réintégration: porte de sortie honorable

S’adressant à ses compatriotes le 6 novembre dernier dans  son discours inaugural du septennat en cours, le président fraîchement réélu, Paul Biya, a lancé un appel aux groupes armés des régions du Nord-Ouest et Sud-Ouest à « déposer les armes, et à rejoindre le droit chemin ». Soucieux d’amener ceux qui ont pris les armes contre la nation à renoncer à leur dessein machiavélique et à inscrire leur destin dans le cadre de la République, le chef de l’Etat a créé vendredi dernier, 30 novembre, un Comité national de désarmement, de démobilisation et de réinsertion .

La création par le président Paul Biya de ce Comité, 24 jours seulement après sa prestation de serment, atteste de sa détermination non seulement à agir rapidement, mais aussi à tout mettre en œuvre pour que la paix soit restaurée partout où persistent des foyers de tension sur le territoire national. Car, le CNDDR dont la mission est d’organiser, d’encadrer et de gérer le désarmement, la démobilisation et la réinsertion de ceux qui désirent répondre favorablement à l’offre de paix du chef de l’Etat en déposant les armes, s’intéresse autant aux groupes armés des régions du Nord- Ouest et du Sud-Ouest qu’aux ex-combattants de Boko-Haram.

L’instauration du Comité national de désarmement, de mobilisation et de réintégration des ex-combattants et groupes armés vient rappeler, s’il en était besoin, que seul l’Etat a le monopole de la violence physique légitime dans une République, car c’est lui qui est garant de la sécurité des personnes et des biens sur son territoire. C’est pourquoi, parlant le 6 novembre dernier des « entrepreneurs de guerre » qui sèment la violence et qui refuseraient de déposer les armes, il leur a adressé une sévère mise en garde en ces termes : « Il faut qu’ils sachent qu’ils se heurteront non seulement à la rigueur de la loi, mais aussi à la détermination de nos forces de défense et de sécurité ».

Par contre, aux ex-combattants de Boko Haram et aux groupes armés du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui acceptent de revenir à la raison, est offerte une porte de sortie honorable. Non seulement ils ne feront plus face aux rigueurs de la justice pouvant parfois conduire à la condamnation à mort pour ceux reconnus coupables d’actes de terrorisme, mais aussi ils bénéficieront d’une assistance multidimensionnelle dans le cadre de leur préparation à un retour à une vie civile. Rien n’ayant été laissé au hasard, des mesures ont également été prises pour la déradicalisation des ex-combattants, la sensibilisation et l’apport d’une assistance aux communautés d’origine devant les accueillir. Ce à quoi il faut ajouter la formation des ex-combattants et l’assistance pour leur permettre de créer des activités génératrices de revenus.

En acceptant la main tendue du président de la République qui relève de la magnanimité et du courage politique, les ex-combattants de Boko Haram et les membres des groupes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest auront l’opportunité de redevenir utiles à eux-mêmes, à leurs familles respectives et à la nation qui compte sur la contribution de tous ses filles et fils pour faire du Cameroun un pays émergent à l’horizon 2035.

Le succès de l’opération de désarmement, la démobilisation et de réintégration des ex-combattants de Boko Haram et des groupes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest que vient de lancer le chef de l’Etat, passe par un soutien et une forte implication des parents de ceux qui ont pris les armes contre la République, des élites locales, des leaders d’opinion et des partis politiques. On ne le dira jamais assez rien de solide, rien de durable ne peut se faire sans la paix dont le président Paul Biya invite ses compatriotes à devenir de véritables mendiants. 

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