Lutte contre le terrorisme: la main tendue du président de la République

Le décret signé vendredi dernier vient donner une opportunité de réinsertion à ceux qui ont pris les armes contre la Nation.

Arrêter la guerre et offrir des opportunités de réinsertion sociale à ces Camerounais qui ont pris des armes contre la patrie. Ainsi peut-on résumer le décret signé vendredi dernier par le président de la République. En effet, le Comité placé sous la responsabilité du Premier ministre, chef du gouvernement doit organiser, encadrer et gérer le désarmement, la démobilisation et la réintégration des ex-combattants du groupe Boko Haram dans la partie septentrionale et des groupes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest qui veulent répondre favorablement à l’offre de paix formulée par le président de la République lors du discours inaugural de son septennat le 6 novembre 2018. « A ces entrepreneurs de guerre … je leur lance un appel à déposer les armes et à retrouver le droit chemin. J’en appelle tout particulièrement aux jeunes qui se sont laissé entraîner dans une aventure sans lendemain… » avait notamment déclaré le président de la République devant le peuple camerounais. Le décret du président de la République vient donc, non seulement rappeler cette position du président Paul Biya, mais également mettre en place les conditions pour un retour à la vie civile de ces compatriotes.


Read also : AFCON Total Energies 2021 : Draws Announced For 17 August

L’instance qui dispose de centres régionaux dans les trois régions concernées, particulièrement dans les localités de Mora pour l’Extrême-Nord, Bamenda pour le Nord-Ouest et Buea pour le Sud-Ouest voit intervenir de nombreuses administrations publiques : une quinzaine au total. Celles-ci relèvent notamment du secteur de l’éducation, pour permettre le retour dans le circuit éducatif de ceux des « combattants » qui peuvent retourner à l’école ou alors des départements ministériels qui pourraient faciliter leur accès dans la vie active. L’acceptation de la main tendue du président de la République signifie le dépôt des armes. Celles-ci devraient être collectées, répertoriées et stockées par le Comité qui va procéder à leur destruction en relation avec les administrations compétentes. Il s’agira par ailleurs d’aider les ex-combattants à mieux regagner leurs communautés.


Read also : Industries extractives en Afrique francophone subsaharienne : la surveillance monte d’un cran

Le Comité présidé par le Premier ministre va bénéficier de ressources provenant des subventions de l’Etat, des dons et même des contributions des partenaires techniques nationaux et internationaux du Cameroun. Cette structure, dans son fonctionnement va coopérer avec les administrations et les partenaires nationaux et internationaux de notre pays à l’instar de l’Organisation des Nations unies (ONU). On se rappelle que pas plus tard que le 21 novembre dernier, alors qu’il venait d’être reçu par le Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour l’Afrique centrale, François Lounceny Fall a réitéré la disponibilité de cette institution à accompagner notre pays vers un retour définitif à la paix dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Pour ce qui est des ex-combattants du groupe terroriste Boko Haram, des initiatives gouvernementales étaient déjà mises en place pour permettre une réinsertion de ceux-ci. Le décret de vendredi dernier vient mieux encadrer ce processus.


Read also : Bilingualism Commission : Newly Appointed Member Commissioned

 


Read also : Kribi : attachement réaffirmé au chef de l’Etat

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category