RDC: le bras de fer se poursuit

Un meeting de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) contre Joseph Kabila a été interdit samedi dernier.

A l’appel de l’opposant historique Etienne Tshisekedi, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), l’opposition entendait manifester samedi dernier non loin du stade des Martyrs à Kinshasa, pour réclamer le départ du président Joseph Kabila dont le deuxième et dernier mandat est censé s’achever le 19 décembre 2016, selon la Constitution. Mais, la manifestation n’a pas pu se tenir, la police ayant dispersé les opposants rassemblés autour de la résidence du président de l’UDPS. Les forces de l’ordre affirment avoir procédé à deux arrestations à l’occasion. Mais, dans le camp de l’opposition,  l’on parle de plusieurs militants et sympathisants interpelés et brutalisés. 
Pour l’opposition, cette nouvelle interdiction constitue un geste de fébrilité de la part du pouvoir et une volonté d’un passage en force du président Kabila. Les autorités de la province de Kinshasa qui disaient craindre des débordements, ont de leur côté, déclaré n’avoir pas autorisé de manifestations. 
Les événements de samedi dernier sont la suite d’un bras de fer entre pouvoir et opposition entamés depuis les manifestations sanglantes de septembre dernier qui, selon l’Organisation des Nations unies (ONU), ont fait 50 morts et des dizaines de blessés dans plusieurs villes du pays. Toujours à l’initiative de l’opposition qui a appelé à une journée «Ville morte», certaines localités ont tourné au ralenti il y a quelques jours, pour protester contre l’accord politique issu du récent dialogue  national dont les principales résolutions étaient le report de la présidentielle en avril 2018 et le maintien de Joseph Kabila au pouvoir jusqu’à l’élection d’un nouveau président. 
 

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