Projets financés par la BAD: décaissements toujours difficiles

La revue annuelle des performances du portefeuille de la Banque africaine de développement ouverte mercredi à Yaoundé est néanmoins jugée satisfaisante.

Le portefeuille de la Banque africaine de développement (BAD) au Cameroun est constitué de 20 projets totalisant des engagements de près de 600 milliards de F. Spécifiquement, il s’agit de 10 projets nationaux du secteur public, dont la performance, au 30 septembre 2016, est jugée « moyennement satisfaisante » par Racine Kane, représentant résident de la BAD au Cameroun. Il indique que « ce portefeuille a un âge moyen de 4,3 ans et affiche un taux de décaissement de 14,6% ». Par ailleurs, le portefeuille de la BAD est également constitué de cinq projets régionaux du secteur public (59,4% de taux de décaissement) et quatre du secteur privé (92% de taux de décaissement). Autant d’informations rendues publiques mercredi dernier à Yaoundé, dans le cadre d’un atelier de validation des résultats de la revue annuelle de la performance du portefeuille de la BAD au Cameroun. Des travaux ouverts par Louis Paul Motaze, ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT).
D’entrée de jeu, le représentant résident de la BAD au Cameroun a indiqué que la revue a relevé quatre problème majeurs qui entravent la bonne exécution des projets : « Le démarrage tardif des projets ; la faible mobilisation des fonds de contrepartie et le faible décaissement des engagements de la banque ; les lenteurs dans la passation des marchés et la faible performance des entreprises ; et enfin les lenteurs dans l’examen et la validation des demandes de paiement des entreprises ». Suite aux recommandations formulées lors de la précédente revue, des dispositions ont été prises pour rectifier le tir. « Le gouvernement n’a ménagé aucun effort pour améliorer cette situation, notamment à travers la création d’un fonds pour la maturation des projets, la tenue régulière des rencontres trimestrielles pour renforcer le dispositif de coordination et la désignation d’un point focal au ministère des Marchés publics », explique le ministre. 
 

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