Assassinat de Norbert Zongo: François Compaoré pourrait être extradé

La justice française s’est prononcée hier en faveur de la demande de rapatriement au Burkina Faso du frère cadet de l’ancien président, Blaise Compaoré.

L’affaire Norbert Zongo, du nom du journaliste burkinabè retrouvé calciné le 13 décembre 1998 en compagnie de trois de ses compagnons dans sa voiture à Sapouy au sud du pays, alors qu’il enquêtait sur la mort de David Ouédraogo, le chauffeur du président Blaise Compaoré, vient de connaître un nouveau rebondissement. La Chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris a rendu hier un avis favorable pour l’extradition de François Compaoré vers le Burkina Faso. Le frère cadet de Blaise Compaoré, président de la République du Burkina Faso au moment des faits est considéré comme «principal suspect» dans cette affaire. Visé par un mandat d’arrêt international émis par les autorités burkinabè le 5 mai 2017, François Compaoré avait été interpellé le 29 octobre 2017 à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Puis, placé sous contrôle judiciaire en France où est basée sa famille.

Agé de 64 ans, celui que les Burkinabè appelaient, du temps de sa splendeur «petit président», avait fui le pays des hommes intègres dans la foulée de l’insurrection d’octobre 2014 qui a emporté son frère ainé. Mais, il ne devrait pas quitter l’Hexagone de si tôt, d’autant plus qu’il existe d’autres voies de recours pour attaquer cette décision de justice. Dans leur défense, les avocats français de François Compaoré soulèvent l'imprécision du mandat d'arrêt et le non-respect de la condition de double incrimination. Selon eux, l'infraction poursuivie au Burkina Faso d'«incitation à assassinat» n'existe pas en France et le risque de voir la peine perpétuelle s'appliquer pèse contre leur client.

 

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