Chracerh: Le dernier bébé de l'année

L'enfant est venu au monde le 5 décembre 2018 et clôture ainsi le cycle de parturition suite à la Fiv pour 2018 au sein de cette formation hospitalière.

C’est inhabituel, un PrJean Marie Kasia, gynécologue obstétricien, administrateur directeur- général du Centre hospitalier de recherche et d’application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya ,qui ne cache pas son soulagement au terme d’une césarienne. Alors que les personnes étrangères au corps médical présentes dans le bloc opératoire le félicitent pour cette autre réussite, il avoue, modeste :« Vous n’avez certainement rien remarqué. La patiente nous a causé des frayeurs : elle a fait un malaise au début de l’opération». Il aura donc fallu toute l’expérience du professeur de médecine et l’engagement sans faille de son équipe pour venir à bout de ce cas particulier. La dame, médecin de son état, 45 ans, connaît pour la première fois de sa vie les joies de la maternité. C’est à 9h25, qu’un bébé de sexe masculin est sorti de ses entrailles.

Les faibles vagissements du nouveau-né ne sont pas rassurants.La pédiatre, Dr Epée, et son équipe sont sur les dents sans toutefois opérer en mode panique. Etape par étape, le bébé est nettoyé, réchauffé, habillé. « Il a avalé du liquide amniotique, donc il faut l’aspirer», indique la pédiatre. Grâce à du matériel approprié, un liquide jaunâtre est tiré du tube digestif du nouveau-né, avant qu’il ne soit placé sous assistance respiratoire. Bientôt, sa couleur passe du gris au rose et ses puissants vagissements rassurent sur l’amélioration de son état. « C’est en train de venir. Ce n’était pas gagné, il était en train de sombrer », peut enfin confier un membre de l’équipe médicale, détendu. Les paramètres pris au bout de la trentaine de minutes qu’a duré ce combat sont positifs. Le bébé présente notamment un bon poids : 3470 g.

Voilà qui permet de clôturer l’année en beauté, dans ce domaine, au Chracerh. Plus visible grâce à ses prouesses reconnues par les institutions scientifiques internationales de haut niveau, le Chracerh se positionne plus que jamais comme un hôpital de référence en matière de santé de la reproduction. Les patientes affluent de partout : des villes et des villages camerounais, des pays voisins ou éloignés, et même d’Europe, du Moyen Orient. Les soins qui nécessitaient des déplacements à l’étranger sont désormais accessibles sur place et à moindre coût. En témoignent Suzanne M., mère pour la première fois à 62 ans, dame Ndoé, 60 ans, qui a donné naissance à ses premiers enfants, des jumelles, le 27 avril 2017, à la suite d’une Fiv (fécondation in vitro), de même que Mme Mballa, 52 ans, ménopausée dont la grossesse a été obtenue par ICSI (insémination d’un ovule par microinjection d'un spermatozoïde), entre autres prédécesseurs de l’accouchée du jour, dans ce couloir. Au demeurant, 81 naissances suite à la Fiv ont eu lieu au Chracerh entre 2015 et mai 2018.

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