Intégration régionale et continentale: l’Afrique doit revoir sa copie

C’est la substance des recommandations à l’issue de la 13e Conférence économique africaine, tenue à Kigali du 3 au 5 décembre.

Après trois jours de débats et d’échanges riches et intenses, les participants à la 13e édition de la Conférence économique africaine (CEA) se sont séparés mercredi dernier à Kigali sur un certain nombre de constats qui appellent recommandations et actions. Ceci pour véritablement impulser le développement de l’Afrique via une intégration plus pratique et inclusive. Laquelle intégration doit être considérée non pas comme une fin, mais un moyen pour sortir l’Afrique de la pauvreté.

Il ressort de ces assises conjointement organisées par le PNUD, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique et la Banque africaine de Développement que le continent fait face à de nombreuses difficultés qui plombent son intégration. Le fait de produire ce qu’on ne consomme pas et de consommer ce qu’on ne produit pas en fait partie. De même que la prédominance des accords bilatéraux sur ceux régionaux, entre autres.

Face à ces phénomènes déplorables et bien d’autres, les conférenciers de Kigali ont formulé quelques recommandations susceptibles, si elles sont mises en œuvre, d’impulser un changement significatif. Parmi ces recommandations, il y a la révision des accords bilatéraux de manière à privilégier les accords régionaux, notamment au sein des Communautés économiques régionales, et continentaux. L’harmonisation des politiques d’investissements et de commerce, le renforcement des infrastructures de connectivité ainsi que la mise en place des mesures compensatoires par rapport à ce que les pays pourraient perdre avec la Zone de libre-échange continental. Dans la mesure où les acteurs du secteur privé sont les premiers à implémenter les politiques mises en place par les décideurs, il a été souhaité, au terme de la conférence de les impliquer davantage dans le processus décisionnel. Travailler pour un changement de mentalité des Africains, afin qu’ils croient davantage au made in Africa serait également un plus.

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