Tribunal militaire de Yaoundé: plus de 100 personnes élargies

Le verdict est tombé vendredi 14 décembre 2018 après la décision du chef de l’Etat d’arrêter les poursuites judiciaires dans le cadre de la crise dans le NordOuest et le Sud-Ouest.

«We are free ooohh ! » Ils étaient arrivés silencieux vers 8h 30 au tribunal militaire de Yaoundé, situé à l’état-major de l’armée de terre. Ils sont repartis en scandant ce refrain, ode de liberté, dans le camion qui les transportait à la prison centrale de Kondengui. Vendredi de grâces donc, pour plus de 100 personnes interpellées dans le cadre de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Ils ont recouvré leur liberté, après une audience publique tenue au tribunal militaire, suite à la de la décision du chef de l’Etat d’arrêter les poursuites judiciaires contre 289 Camerounais. L’audience a débuté à 14h, ouverte par la présidente du tribunal militaire de Yaoundé, le colonel Abega Mbezoa Epse Eko Eko. Sans perdre une minute, elle passe la parole au commissaire du gouvernement, le chef d’escadron Éric Constant Engono Thaddée pour ses réquisitions. Celles-ci sont bâties autour de l’arrêt de poursuites judiciaires notifiés par décision du ministre délégué à la présidence, chargé de la Défense. Dans son argumentaire, le représentant du ministère public convoque les dispositions du code de procédure pénale et du code de justice militaire, pour souligner la légitimité de cet acte présidentiel, dont le but est la sauvegarde de la paix, de la sécurité et de la stabilité. Par la suite, il va dérouler les noms des personnes sous le coup du mandat de détention provisoire qui séjournaient depuis quelque temps dans les prisons principale et centrale de Yaoundé. Sa demande est entérinée à 14h24 par la présidente du tribunal militaire de Yaoundé, qui constate l’arrêt des poursuites. Des dispositions ont été immédiatement mises en place en vue de la libération rapide des personnes concernées. Pour les ex-pensionnaires des prisons centrale et principale de Kondengui, 85 selon le communiqué du MINDEF, ils ont été libérés en début de soirée de vendredi. Quant aux 33 personnes en garde-à-vue à la gendarmerie nationale et les deux à la police judiciaire, elles ont également été libérées ce même jour. Précision majeure, ils ont été transportés jusqu’aux lieux où ils avaient été interpellés aux frais du gouvernement. Le départ groupé a lieu vendredi peu après 23h, à partir du Camp Yeyap.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category