Cameroun-Japon: une coopération dense

Les échanges bilatéraux entre les deux pays sont considérables, avec une option vers les projets de développement.

Le Japon dispose d’un outil de coopération multilatérale en Afrique, à savoir la Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (TICAD), dont la 7e édition se tient l’année prochaine à Yokohama. Dans cette vision globale, le Cameroun occupe une place de choix. A ce titre, la coopération entre les deux pays est orientée en priorité vers l’accroissement des projets sociaux et de développement. En effet, l’on ressent encore les effets de la construction des écoles primaires de haut standing dites « écoles japonaises » dans les villes, pour une valeur totale de 16,5 milliards de F. Dans ce domaine, sur la période 1997-2014, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a construit 1 533 salles de classe dans 122 écoles primaires situées dans les dix régions du Cameroun. Ces investissements ont coûté environ 57,6 milliards de F, d’après les statistiques du ministère de l’Education de base. L’autre axe majeur de la coopération est économique. Le Japon soutient le gouvernement camerounais en vue de l'augmentation de la production agricole, pour le renforcement de l'autosuffisance alimentaire à travers la fourniture de produits et d'équipements. Dans ce secteur, on peut intégrer le Projet de développement de la riziculture irriguée (PRODERIP), qui est mis en œuvre au Cameroun depuis 2011 avec à l’appui de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Par ailleurs, grâce à la mise en œuvre du Forest-Savana Sustanability Projet (FOSAS), cofinancé par l’Etat du Cameroun et le gouvernement japonais à travers la JICA, plusieurs ménages ont vu leur niveau de vie s’améliorer, à travers la transformation du manioc. D’autre part, le gouvernement nippon a soutenu le Cameroun dans la mise en œuvre du projet de modernisation du port de Douala.

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