Dixiades 2018: la culture en vitrine

La cérémonie de lancement des Dixiades a été l’occasion de valoriser des us et coutumes du terroir.

Le comité d'organisation l’avait longuement clamé lors de ses multiples réunions préparatoires : la cérémonie d’ouverture devait être culturellement dense, mettant en avant les valeurs culturelles locales. C’est ce qui a été observé au stade omnisports de Bafoussam le 15 décembre dernier. Le principal moment étant la mise en scène de « la traversée du Noun par le peuple Bamiléké ». Une parade rappelant l’épopée guerrière des peuples Tikar et Bamoun, qui obligèrent les peuplades Bamiléké à traverser le fleuve Noun, pour aller s’installer dans les chaînes montagneuses. Les chefs Bafoussam, Baleng et Bamougoum, appréciant la scène, se sont mêlés au jeu des acteurs.

La séquence suivante mettra en exergue la danse Nyang-nyang, exécutée par les jeunes initiés, pour clamer leur joie d’être devenus des hommes. Silencieuses et vêtues de leurs parures dominées par le rouge, les magni (mère de jumeaux) font une sortie qui rappelle le pouvoir et la place de ces femmes spéciales dans les traditions locales. La musique officielle des Jeux met en vedette ces femmes ayant mis au monde des jumeaux. La suite, c’est une succession de pas de danses rythmés par divers groupes. Ils vont exécuter divers rythmes locaux tel que le Lessa, le Lali, le Samali, le Mendjoung et bien d’autres. Cette séquence culturelle, outre le patrimoine immatériel, a aussi valorisé de nombreux objets d’arts traditionnels exposés pour la circonstance, et les tenues traditionnelles de l’Ouest. Surtout le Ndop, qui mariait harmonieusement avec le pagne officiel de ces Dixiades, et très apprécié par le public de l’Ouest.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category