Restauration: le temps des épicuriens

Les fêtes de fin d’année donnent l’occasion de revisiter des saveurs entre plats et liqueurs.

Surprendre ses papilles et leur donner un ticket express vers les quatre coins du pays. Et si le fêtard est un aventurier, il poussera l’exploration gastronomique au-delà des frontières nationales. En cette période de fêtes de fin d’année, les restaurants au premier rang d’autres commerces, rentrent dans la course aux nouveaux clients, en même temps qu’ils tentent de satisfaire cette clientèle déjà bien acquise. Le secret de la fidélisation ? Il est dans le menu. Ou plutôt les menus. Ils se veulent divers et variés, riches et gourmands en cette fin d’année.

Cuisine d’ici…

Les recettes du patrimoine national, celles qui peuvent fièrement porter le statut d’ambassadrices de la culture culinaire camerounaise, sont retrouvées dans nombre de surfaces gastronomiques. Les fêtes offrent l’opportunité de naviguer grâce à ses papilles dans les marmites des quatre aires culturelles du Cameroun (fang-beti, sawa, Nord et Grassfields). On peut se délecter des grands classiques culinaires du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, entre autres kati kati, Ashu, Fufu corn et jama jama, eru et fufu, mais aussi de l’ekwang. On peut se rendre en pays Bafia, goûter du Kipen au bitosso, ou faire des détours chez les Bassas pour le mbongo, en territoire Eton pour l’okok. L’Est ouvre ses portes avec le menkerly au ndengue, le mbol au couscous de manioc ; le Littoral avec le célèbre ndolè, le poisson « braisé » ou l’Esuki. Le Sud est là aussi, avec du Nnam ngon, du medim mezom, de la sauce ndo’o, du sanga, du ndomba, etc. Le Grand Nord quant à lui est présent pour tester des spécialités comme la bouillie de riz, la sauce de foléré, de baobab, de Nkele Nkele, du gombo, avec du couscous sous toutes ses formes : riz, mil rouge ou mil jaune et même de maïs. Dans ce dernier cas, le quartier Briqueterie peut servir de promenade gastronomique. C’est ce qui fait la particularité de la capitale : dans les lieux populaires ou dans les endroits guindés, chacun peut trouver son compte pendant les fêtes de fin d’année.

Cuisine d’ailleurs…

Pour opérer le décollage, il faut prendre le risque (financier, cela s’entend) de se rendre dans les quartiers huppés de Yaoundé. Les amateurs de sensations nouvelles sont servis en matière de restauration dans la capitale. Ils peuvent s’offrir des excursions à travers le monde, en restant confortablement assis devant une assiette bien fournie. Un bol de soupe aux vermicelles ou de nems dans un des nombreux restos chinois du lieu-dit Bastos ; un plat de pâtes accompagnées d’une bolognaise ou d’une carbonara chez les Italiens ; du poulet tandoori ou encore du dal de lentilles chez les Indiens… Les glaciers, bars, pubs branchés et autres salons de thé sont ouverts pour satisfaire un peu plus les envies d’ailleurs.

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