Camp Yabassi: le calme est revenu

En attendant d’y voir clair, les autorités de la ville ont demandé de surseoir aux déguerpissements.

C’est un litige foncier qui a mal tourné et a entraîné l’intervention des forces de maintien de l’ordre (Fmo) et la descente de Didier Bidja, sous-préfet de l’arrondissement de Douala II  pour calmer les esprits, mardi dernier.  Il se trouve que  les populations sommées de déguerpir sur un espace de près de 1600 m² situé au camp Yabassi, dans l’arrondissement de Douala II et  appartenant  à l’opérateur économique « Cocimecam »,  contestent la véracité du titre foncier et mettent en avant l’intérêt des familles et l’activité commerciale à cette période de fêtes de fin d’année. Le mouvement d’humeur de mardi dernier a d’ailleurs entraîné quelques casses, la destruction de la pelle excavatrice et du porte-char mobilisés pour déguerpir les occupants.

Le sous-préfet, rencontré hier mercredi, a expliqué  que  la situation du camp Yabassi vient de ce qu’un opérateur économique a obtenu à travers une vente, un terrain titré. Il s’avère que le site contesté est habité par des individus qui ont été indemnisés il y a très longtemps, dans les années 1966, lorsque l’Etat du Cameroun a titré tout New Bell. Ce titre de l’Etat du Cameroun   englobe également ladite zone. Et selon l’autorité administrative, l’Etat avait indemnisé tous ceux qui étaient dessus avec ou sans titre foncier. Toujours selon le sous-préfet de Douala II, des années plus tard, il y en a qui disent qu’ils n’ont pas l’intention de partir et brandissent des titres fonciers comme justificatifs.

«  Ils ont eu l’argent, certains sont partis. D’autres sont restés et c’est ce groupuscule qui pose problème à l’opérateur économique qui veut investir », ajoute le chef de terre. Didier Bidja  précise qu’il a demandé à l’opérateur économique d’attendre,  question de convoquer les parties concernées. Il faut relever que  les  1600 m² sont  répartis sur deux titres fonciers et 80% de cette superficie, selon le sous-préfet, auraient déjà été libérés. «  On ne va pas  casser tout le quartier. Les limites sont connues », a-t-il insisté. Au moment où nous mettions sous presse ce 19 décembre 2018, une réunion de crise se tenait chez le préfet du Wouri et une autre était annoncée chez le gouverneur de la région du Littoral sur le sujet.

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