Dérives médiatiques: Treize nouvelles suspensions temporaires

Ces cas, mettant en cause des journalistes, ont été examinés le 28 novembre dernier lors de la 22e session ordinaire du Conseil national de la Communication.

Parmi les cas saillants de régulation examinés mercredi dernier par le Conseil national de la communication (CNC), il y a celui relatif à l’affaire Samuel Eto’o, le footballeur international contre la station de radio « Soleil FM ». Le requérant s’insurge contre l’information propagée par cette station l’accusant de semer le désordre et de promouvoir l’homosexualité au sein de l’équipe nationale masculine de football. Le CNC a établi la responsabilité de l’organe et a suspendu Michael Doppas Dom Pipelassi, le journaliste auteur de ces fausses nouvelles, de l’exercice de la profession pour une durée de deux mois. L’émission « Sports et investigation » de « Soleil FM » a également été suspendue pour la même durée et les mêmes faits. La suspension de l’exercice du métier pour une durée de deux mois a été aussi infligée à plusieurs autres professionnels, coupables de manquements professionnels. Benjamin Zebaze, directeur de publication de Ouest Littoral et son journal sont sanctionnés pour "propos injurieux" et "non fondés" publiés à l’encontre du CNC. Même sort pour Ezikiel Nkunawe Dotta, journaliste et son journal Watchdog Tribune pour l’information non-fondée se rapportant à l’instrumentalisation de la presse par El Hadj Lawan Bako, aux fins du dénigrement de certaines élites du Nord-Ouest. L’entreprise Les Brasseries du Cameroun, représentée par son directeur général a également eu gain de cause contre le journal « Première heure » qui avait véhiculé une fausse nouvelle relative à la vente des produits toxiques et non conformes aux normes de production et de conditionnement. L’organe de presse incriminé et son directeur de publication ont écopé de deux mois de suspension.

La sanction la plus lourde a été infligée à Mireille Flore Maneh, journaliste à Canal 2 International. Elle est auteure d’un reportage présentant sans preuve le nommé Godfroy Pephouho, réparateur de vélo comme un pédophile. Elle s’en sort avec une suspension de six mois de l’exercice du journalisme sur le triangle national.

Lors de cette session, la télévision « Vision 4 » a été doublement épinglée : dans l’affaire relative à l’annonce non fondée du décès du président de la République du Gabon le 27 octobre dernier par Patricia Mengue, présentatrice du journal télévisé. Sur la même chaîne, dans une émission intitulée « Club d’élites » du 04 novembre dernier, le CNC reproche à Ernest Obama la tenue des propos incitant à la haine et à la violence. Dans les deux cas, les deux journalistes mis en cause ont été frappés d’un mois de suspension, des activités du journalisme et le DP de la chaîne reçoit un avertissement.

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