Pluralisme médiatique affirmé

Qu’il s’agisse des journaux, des radiodiffusions ou des chaînes de télévision, le Cameroun a connu une année médiatique animée par la diversité

Aucun évènement important ne lui aura échappé pendant l’année 2018. Forte de sa diversité, la presse camerounaise a été de tous les rendez-vous, notamment au cours de la présidentielle du 7 octobre dernier. Pour ce scrutin de premier ordre, les centaines de journaux, de stations de radiodiffusion et de chaînes de télévision ont mis le paquet, chacun selon sa ligne éditoriale. Des informations diverses ont ainsi été relayées par ces organes de presse, au grand bonheur des amoureux de la variété des informations sur le marché. En plus, dans le souci de garantir l’équité de toutes les opinions, des pages et programmes spéciaux ont été créés. Pour la journée du 1er octobre par exemple, les Unes de journaux étaient à l’image du pluralisme médiatique camerounais. Lorsqu’un journal affichait «  Présidentielle 2018, neuf candidats mais pas du tout neufs ».  Un autre écrivait : « Ce qu’ils ont dit de Paul Biya et de son régime», les portraits de huit candidats à l’appui. Et toujours paru le même jour, un autre journal indiquait : « Présidentielle 2018, Paul Biya à Maroua, Kamto à Yaoundé, le PURS s’enflamme ». Dans un autre journal on pouvait lire « Qui a peur de Cabral Libii ? ». Du 22 septembre, jour de lancement de la campagne présidentielle au 6 octobre date de clôture, la presse camerounaise a animé la scène. La télévision nationale qui avait quelques mois plus tôt lancé la chaîne d’information en continu, CRTV News, a, en plus, mobilisé les équipes derrière chaque postulant au fauteuil présidentiel.

Mais s’il y en a qui ont trouvé du plaisir à écouter et à observer la liberté de ton de plusieurs médias, beaucoup d’observateurs ont noté le manque d’équilibre dans le traitement des informations. La presse s’est souvent montrée partisane et à la solde des partis politiques ou des hommes politiques. Alors que 2018 entre bientôt en gare, beaucoup souhaitent que les choses changent. Qu’il s’agisse d’évènement important ou de simple fait d’actualité, ils appellent les journalistes à faire preuve d’objectivité, d’impartialité et de responsabilité. Ce n’est qu’ainsi qu’au-delà de la quantité, le Cameroun pourra se targuer d’avoir une presse de qualité. Professionnelle pour tout dire.

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