Manuels scolaires et matériels didactiques : la nouvelle donne

L’utilisation d’un seul livre par matière et par niveau d’étude, sur toute l’étendue du territoire, de la maternelle à la fin du secondaire est effective depuis la rentrée scolaire 2018-2019.

C’était la grande révolution dans le système éducatif camerounais. La politique d’un seul livre par matière et par niveau d’étude, sur toute l’étendue du territoire, de la maternelle à la fin du secondaire a fait son entrée dès la rentrée scolaire en cours. Et les livres ainsi retenus devront rester dans les programmes pour une durée de six ans renouvelable. De même, le gouvernement garantit la gratuité de cinq livres au moins pour le cycle primaire à tous les enfants inscrits dans les écoles publiques. Cette mesure salutaire faut-il le rappeler doit tout à une circulaire et deux décrets du Premier ministre, chef du gouvernement Philemon Yang. Les trois textes signés le 23 novembre 2017 sont venus siffler la fin de la recréation dans la filière du livre, du manuel scolaire et autres matériels didactiques minée par certains maux.

La circulaire en effet faisait état des « dérives » observées dans le secteur du livre et du manuel scolaire et qui compromettaient les ambitions et projets de développement de la nation. Elle met donc fin à ce bourrage qui fragilisait jusqu’ici le système éducatif camerounais et rappelle les prérogatives de l’Etat en matière d’éducation. En prenant la pleine mesure des choses, Philemon Yang à travers les deux décrets, portait création, organisation et fonctionnement de la Commission nationale chargée du suivi et de l’évaluation de la mise en œuvre de la politique nationale du livre, du manuel scolaire et autres matériels didactiques et sur l’organisation du Conseil national d’agrément des manuels scolaires et matériels didactiques. Désormais, le gouvernement veille à la production des livres et manuels scolaires de qualité tant au plan de leur valeur scientifique, de l’approche pédagogique appliquée qu’à celui de leur présentation matérielle.

Même si la mayonnaise a tardé à prendre dans certains établissements et dans quelques maisons d’édition, ce changement aura tout de même rencontré la satisfaction des parents et de la communauté éducative.

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