Etat civil:de nouveaux registres en circulation

Au total, 6471 registres ont été distribués à 668 centres secondaires et 71 centres principaux d’état civil dans le Centre. Le département du Mfoundi a reçu son lot hier à Yaoundé.

Venus bredouilles, ils sont repartis enrichis chacun d’une pile de registres d’état civil. Pour les naissances, les mariages et les décès. Les officiers d’état civil ont reçu les premiers cadeaux de 2019 à destination des centres principaux et secondaires d’état civil dans le département du Mfoundi. La remise officielle a eu lieu hier à Yaoundé, au cours d’une cérémonie présidée par le chef d’agence régionale du Bureau national de l’état civil (Bunec), Joseph Sylvain Endezoumou.

La cinquantaine d’officiers pré sents venaient essentiellement du Mfoundi. Le département vient ainsi clôturer une initiative engagée un mois plus tôt dans les neuf autres départements de la région du Centre. Ce qui a débouché sur la remise de 6417 registres à destination des 668 centres secondaires et 71 centres principaux dont regorge la région du Centre pour l’exercice 2019.

L’agence régionale a saisi cette occasion pour faire quelques observations et recommandations. D’abord, la tenue des registres au moment de la clôture qui n’est pas toujours systématique avec les officiers d’état civil. Pareil avec le remplissage des registres à améliorer.

S’ils reçoivent chacun trois registres par acte (naissance, mariage et décès), les officiers d’état civil ne les remplissent pas systématiquement au même moment. Et pourtant, chaque exemplaire du registre doit être déposé au centre principal, au parquet du tribunal de première instance et dans une agence du Bunec. Pour leur défense, les officiers présents ont confessé les difficultés rencontrées. Primo, au moment de clôturer ces registres, certains disent se heurter dans les parquets, à des frais auxquels ils n’étaient pas préparés, autant qu’il leur arrive d’apposer eux-mêmes des cachets sur chaque feuillet de la souche.

En plus d’un salaire qu’ils espèrent, d’autres se plai Politique gnent plutôt des usagers parfois ignorants. « Il arrive que des parents souhaitent faire établir des actes de naissance de leur enfant après le délai légal de trois mois. Lorsqu’on leur exige un jugement supplétif du tribunal, ils s’en prennent à nous et partent.

Des fois, pour faire du faux », révèle Pierre Ahanda Akoa, officier d’état civil au centre secondaire d’Abom à Yaoundé V. Une difficulté que semblent rencontrer la majorité des officiers présents à la rencontre. Face à cela, le Bunec a réitéré sa disponibilité et son rôle d’intermédiation pour faciliter l’obtention des registres en cas d’épuisement. En plus de leur rappeler l’importance des données d’état civil pour les politiques publiques du pays.

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