Adamaoua : 961 millions pour Belel

L’enveloppe budgétaire de la commune de Belel connaît une augmentation de 17 millions par rapport à 2018. C’est l’une des principales informations ayant sanctionné le conseil municipal de Belel, l’une des sept communes du département de la Vina. L’instance s’est réunie le mercredi 19 décembre dernier à la salle de conférences de l’auberge municipale. Les travaux étaient présidés par le préfet de la Vina, Luc Ndongo. Le maire, Abbo Aboubakar, a souligné que ce budget qui avoisine le milliard reflète les ambitions de la commune, résolument engagée dans le développement local.

La municipalité tient déjà son Plan sommaire d’urbanisme, la boussole qui va éclairer et défricher le terrain de son émergence à l’horizon 2033. La production de ce document de planification urbaine, qui a une durée de vie de 15 ans, a été financée par le ministère de l’Habitat et du Développement urbain. Les études ont été confiées à un cabinet. Le consultant a procédé à la présentation de ce Plan sommaire d’urbanisme aux conseillers municipaux et aux populations présentes. Les travaux étaient ouverts au public. Pour financer ce plan d’urbanisme, il faudra réunir la rondelette somme de 12 milliards de F d’ici à 2033. L’exécutif municipal a été encouragé à mobiliser toutes les ressources humaines et naturelles de cette commune au potentiel impressionnant. Belel est l’une des premières zones d’élevage de la région. Plus de 35.000 têtes de bovins y sont recensées. Une dizaine de ranches fonctionnent. L’activité d’élevage est cependant gravement affectée par l’insécurité autour des prairies. Les grands bandits attaquant les éleveurs et les bergers, condamnés à brader leurs troupeaux. Pour juguler ce phénomène, la mairie va appuyer les comités de vigilance. Le préfet a invité l’exécutif municipal à trouver les ressources propres de financement. Luc Ndongo a prescrit des actions fortes pour recouvrer la taxe foncière sur la propriété immobilière, la taxe de transhumance, la taxe de transit, entre autres. A la fin du conseil municipal, le maire a présenté le projet de construction d’une mini centrale hydroélectrique au village Koudini. Le projet qui va coûter environ 6 milliards est développé en partenariat avec un consortium de bailleurs de fonds. Le Feicom s’engage à signer les lettres de garantie pour les 10% qui représentent les fonds de contrepartie de la commune. Une quarantaine de localités seront électrifiées. L’énergie restante qui sera produite sera injectée dans le Réseau interconnectée Nord. 

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