Présidentielle en RDC : Félix Tshisekedi vainqueur

Selon la Commission électorale congolaise, il est arrivé en tête du scrutin, mais sa victoire n’est pas du goût de tous.

Félix Tshisekedi a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 30 décembre en République démocratique du Congo (RDC). Le candidat de la coalition Cap pour le Changement est arrivé en tête du scrutin avec  38,6% des voix, devant Martin Fayulu, deuxième avec 34,8% et Emmanuel Ramazani Shadary, le candidat de la majorité sortante qui arrive en troisième position avec 23,8%. C’est la première fois qu’un candidat de l’opposition est déclaré vainqueur de l’élection présidentielle. Davantage, il s’agit si les choses restent en l’état, de la première passation démocratique du pouvoir dans le pays depuis l'indépendance.

L’heureux vainqueur du scrutin du 30 décembre dernier, Félix Tshisekedi est âgé de 55 ans et est le fils d’Etienne Tshisekedi, le regretté chef de l'opposition congolaise. Il a été élu en mars 2018, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social  (UDPS) après le décès de son père en février 2017. Pour la présidentielle du 30 décembre, il a fait alliance avec Vital Kamhere de l’Union pour la nation congolaise (UNC) dans le cadre de la coalition CACH. Pendant sa  campagne Félix Tshisekedi a promis de faire de la lutte contre la pauvreté sa priorité.

Toujours est-il que la proclamation des résultats hier matin par la CENI suscite de nombreux commentaires et réactions. Ainsi selon Martin Fayulu, le candidat de la coalition Lamuka, arrivé en deuxième position,  « ces résultats n'ont rien à voir avec la vérité » des urnes. Le camp Fayulu crie au hold-up électoral et son indignation est amplifiée par les rumeurs d'un accord Tshisekedi-Kabila qui a agité Kinshasa à quelques heures de la proclamation des résultats. Par ailleurs, la Conférence épiscopale des évêques de RDC (CENCO) qui compte le plus grand nombre d'observateurs électoraux  indépendants déployés sur terrain, affirme que ses observations ne correspondent pas aux résultats officiels de la présidentielle. L’Eglise catholique prend tout de même acte de la publication des résultats qui «ouvre la voie à une alternance au sommet de l’Etat». Pour sa part, la France par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a émis des doutes sur les résultats annoncés qui se semblent « pas conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là ».

Désormais, les vaincus ont la possibilité de déposer un recours devant le Conseil constitutionnel. Lequel dispose de dix jours pour se prononcer sur la validité de ces résultats.

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