Secteur minier: des auditeurs à l’école

Venus des institutions de contrôle des finances publiques, ils suivent depuis lundi 14 janvier 2019 un atelier visant à leur fournir la méthodologie pour la surveillance de ce secteur.

Au Cameroun, le secteur minier est de plus en plus investi. Si l’activité n’est pas encore véritablement industrielle, l’exploitation artisanale n’est pas négligeable. D’autant que le sous-sol riche attise des appétits. L’activité doit pourtant être encadrée et surveillée.

Pour veiller à la transparence dans les pratiques, des contrôleurs des institutions spécialisées ont leur rôle à jouer. Progressivement, ces acteurs reçoivent les outils nécessaires visant à affiner leurs compétences en la matière. C’est l’objet de l’atelier de formation sur la « sélection des sujets d’audit dans le secteur minier » organisé depuis hier dans les locaux du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) à Yaoundé.

La cible de cette formation, ce sont les personnels d’audit du Consupe, de la chambre des comptes de la Cour suprême, ceux du ministère des Mines, des Finances, ainsi que ceux du Secrétariat permanent de l’Initiative de transparence pour les industries extractives (Itie). En ouvrant les travaux, le ministre délégué à la présidence de la République chargé du Contrôle supérieur de l’Etat, Rose Fomundam Mbah Acha, a relevé que l’importance de la thématique abordée vient du fait « qu’elle constitue l’une des conditions permettant à une Institution supérieure de contrôle de démontrer, auprès de ses parties prenantes internes et externes, l’objectivité de ses actions de contrôle, ainsi que l’efficacité et la valeur ajoutée desdites actions ».

En effet, un sujet d’audit mal sélectionné ou sélectionné avec légèreté peut aboutir à un audit aux résultats peu significatifs, à un gaspillage de ressources de l’institution de contrôle ou avoir un impact négatif sur sa réputation. Au terme des dix jours de formation, ces contrôleurs d’Etat et vérificateurs devront avoir des compétences plus pointues pour assurer l’audit du secteur minier. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’ils en reçoivent.

Financé par le gouvernement canadien, le Projet d’amélioration de la surveillance de l’industrie extractive en Afrique francophone subsaharienne (Pasie) qui porte cet atelier, a déjà organisé des rencontres pour discuter des cadres de gouvernance institutionnelle, des encadrements juridiques et contractuels dans ce secteur, de même que des principes de la fiscalité minière et de l’administration fiscale, celle liée au genre, à l’environnement, au développement économique et à la responsabilité sociale.

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