Ressources forestières et fauniques : comment rentabiliser la gestion locale

La question est au centre de la rencontre annuelle des responsables du ministère des Forêts et de la Faune depuis hier à Yaoundé.

Actuellement, on dénombre 66 forêts communales, 170 forêts communautaires et 17 zones de chasse à gestion communautaire fonctionnelles sur le terrain. Mais on fait également un constat : malgré les instruments mis en place par le gouvernement pour une meilleure participation des populations à la gestion de ces ressources, les résultats ne sont pas satisfaisants. D’où le thème de la rencontre annuelle des responsables des services centraux et déconcentrés du ministère des Forêts et de la Faune (Minfof), « Gestion locale des ressources forestières et fauniques : bilan et perspectives ». Les travaux se tiennent depuis hier à Yaoundé. D’après le  chef de ce département ministériel, Jules Doret Ndongo, ce thème se justifie par les faibles performances observées dans le domaine de la gestion participative des ressources forestières et fauniques. Il est également précisé que depuis 2000, les communes et collectivités forestières riveraines ont reçu de l’Etat du Cameroun la somme de 105 milliards de F.

Comment donc maximiser la gestion de ces ressources. C’est sur cette question que vont plancher les responsables du Minfof durant deux jours. « Nos travaux viseront à évaluer le dispositif, à voir ce qui fait problème. Je dois dire que c’est un dispositif interministériel avec les ministères des Finances, de la Décentralisation, de l’Administration territoriale. Il est donc question de faire une évaluation interministérielle. Nous ferons notre part et ensuite nous descendrons sur le terrain pour voir ceux qui ne sont pas conformés à la loi afin que les populations prennent leur responsabilité », a indiqué Jules Doret Ndongo. Mieux gérées, ces ressources vont certainement permettre d’améliorer la contribution du secteur forêt et faune au Pib qui est actuellement de 4%, d’après le Centre de recherche forestière internationale. Avec la taxe d’abattage qui passe de 2,5% à 4% cette année, ce secteur espère mieux participer à la mobilisation des recettes de l’Etat. « Du côté de la faune, nous attendons un chiffre moyen d’un milliard de F par an de recettes. Pour le moment, nous tournons autour de 700 millions », révèle Aboubakar Kouotou, sous-directeur de la conservation de la faune au Minfof.

Durant ces travaux, les responsables seront aussi édifiés sur les actions prioritaires de 2019 dans les quatre programmes qui constituent le fil d’Ariane des missions de cette administration notamment l’aménagement et le renouvèlement de la ressource forestière, la sécurisation et la valorisation des ressources fauniques et des aires protégées, la valorisation des ressources forestières ligneuses et non ligneuses.  

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