Place à l’action

Après le réaménagement du gouvernement intervenu le 4 décembre dernier, les prescriptions du président de la République à l’équipe que conduit désormais Joseph Dion Ngute, dont les Camerounais attendent des réponses concrètes à leurs préoccupations légitimes étaient attendues. Présidant hier au Palais de l’Unité un Conseil ministériel, le chef de l’Etat, Paul Biya a fixé le cap. Il a décliné la feuille de route de la nouvelle équipe, articulée autour du Programme économique, financier, social et culturel présenté à l’Assemblée nationale en novembre 2018. Ainsi, la restauration de la paix et de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, le renforcement des performances de l’économie, l’amélioration des conditions de vie des populations et la lutte contre le chômage, celui des jeunes en particulier demeurent, entre autres  au cœur des priorités.

Pour que ces objectifs dont l’importance n’est plus à démontrer soient atteints, une série de préalables doivent être remplis. La sécurité, étant la condition sine qua non à tout développement, les efforts déployés jusque-là par les forces de l’ordre et de sécurité pour mettre un terme aux exactions des groupes armés dans l’Extrême-Nord et à la frontière orientale du pays doivent être maintenus. Dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, tout doit être mis en œuvre pour que les multiples actions entreprises par le chef de l’Etat, en guise d’apaisement, dont la libération de plus de 300 personnes en indélicatesse avec la justice, la mise en œuvre d’un Plan d’urgence humanitaire en faveur des populations des deux régions et la création d’un Comité national de désarmement de démobilisation et de réinsertion portant des fruits. En cas de non acceptation de la main tendue du président Paul Biya, les « entrepreneurs de guerre » seront confrontés aux forces de défense et de sécurité chargée de préserver l’intégrité territoriale du pays et d’assurer la sécurité des personnes et des biens.

Au plan économique, l’équipe conduite par le Premier ministre Dion Ngute ne doit ménager aucun effort pour ramener l’essentiel des clignotants de l’économie au vert, et booster la croissance. Ce qui passe entre autres par une bonne mise en œuvre du Programme économique en cours avec le Fonds monétaire international, la poursuite des projets structurants, la transformation de l’agriculture pour la rendre plus performante, et la  mise en œuvre  du Plan directeur d’industrialisation. L’objectif étant d’installer résolument l’économie nationale sur les rails de l’émergence.

Autres attentes fortes des populations à combler : l’accès de tous aux services de base (eau, électricité, santé, infrastructures de communication) qui doivent contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie, et l’intensification de la lutte contre le chômage, en relation avec le secteur privé, important pourvoyeur d’emplois, pour vaincre ce fléau qui touche autant les jeunes des villes que ceux des villages. La lutte contre la corruption, l’une des principales causes de distraction des fonds destinés à la communauté, l’accélération de la décentralisation et l’organisation réussie des élections prévues cette année, figurent aussi en bonne place dans la feuille de route du gouvernement du 4 janvier 2019.

La tâche est certes ardue, mais non moins exaltante pour l’équipe Dion Ngute. Pour relever ce défi, elle devra suivre impérativement les consignes du « coach »Paul Biya, à savoir : faire preuve de créativité, de solidarité et d’ardeur au travail. C’est ainsi, et seulement ainsi que le gouvernement réussira à mettre efficacement en œuvre la politique plébiscitée par les Camerounais lors de la présidentielle du 7 octobre dernier.

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