Election en RDC: la SADC veut calmer le jeu

La question était au centre d’un mini-sommet des chefs d’Etat de la sous-région hier à AddisAbeba en Ethiopie

Ala demande de Paul Kagame, président du Rwanda et président en exercice de l’Union africaine (UA), quatorze dirigeants de la Communauté des Etats d’Afrique australe (SADC) se sont retrouvés hier à Addis-Abeba en Ethiopie pour débattre de la situation actuelle en République dé mocratique du Congo (RDC). Une crise née de la contestation des résultats provisoires de l’élection présidentielle publiés la semaine dernière par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

D’après les résultats communiqués par l’organe en charge des élections, Félix Tshisekedi a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018 avec 38,57 % des suffrages exprimés, suivi de Martin Fayulu avec 34,83 % des voix et d’Emmanuel Ramazani Shadary qui obtient 23,84 % des suffrages. Des résultats vivement contestés à la fois par le second et la Conférence épiscopale nationale congolaise (CENCO). Sur la base des procès verbaux en sa possession, l’Eglise catholique donne plutôt Martin Fayulu vainqueur avec 62,8% des voix.

La CENCO a invité la Cour constitutionnelle à annuler les résultats provisoires de l’élection présidentielle proclamés par la CENI et à proclamer M. Fayulu vainqueur. Face à ces vives dissensions de nature à provoquer un embrasement, les voisins de la RDC ont planché hier sur trois éventualités : un recomptage des voix, un dialogue entre acteurs politiques congolais ou un respect des résultats du scrutin.

Quelques jours plutôt, la Conférence internationale pour la région des Grands lacs (CIRGL) a, dans un communiqué, exprimé sa «grande préoccupation» et suggéré «aux structures compétentes d'envisager un nouveau décompte des voix afin de garantir la transparence des résultats». Une issue proposée par Edgar Lungu, le président zambien, qui par la suite s’est finalement ravisé.

L’option ne semble pas du goût des autorités congolaises. «Il n'appartient pas à une organisation ou à un Etat étranger de dire à un juge comment parvenir à ses propres conclusions (…) Recompter les voix est une technique de vérification que seul un juge peut décider», a déclaré Lambert Mendé, porte-parole du gouvernement.

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