Yaoundé: Ces affiches qui salissent les édifices

Les murs de certains édifices et espaces publics sont de plus en plus utilisés par les annonceurs pour faire passer leurs messages. Au mépris de la réglementation en vigueur.


A Yaoundé, dans les rues de certains quartiers, et sur les murs de certains édifices publics, impossible de faire 20 mètres sans apercevoir des affichesmurales et/ou publicitaires ainsi que des graffiti. Ecrits avec de la craie sur les murs ou saisis sur une banderole,les messages sont variés. « Parfois, à peine on retire une affiche ou une banderole, qu’une autre est installée. Sans oublier que certaines restent exposées pendant des mois au même endroit», déplore-t-il.

Malheureusement, quelques années plus tard, le phénomène a repris de plus belle. A la CUY, on ne baisse pour autant pas les bras. Junior Mbilongo, le directeur de l’agence Label, entreprise en charge de diriger la campagne contre l’affichage sauvage fait savoir que la campagne sera renforcée. Selon lui, il sera question de travailler en collaboration avec les forces de l’ordre. « Nous avons assez sensibilisé. Il est temps de passer à la répression. La personne qui sera prise en train d’écrire ou de coller une affiche devra payer une amende ou alors sera mis en garde à vue », soutient le responsable. Vu l’ampleur du phénomène, mais surtout cette forme d’incivisme qui gagne du terrain, certains habitants prennent les devants. C’est ainsi que l’on lit régulièrement ici et là : « Interdit decoller les affiches sur les murs », « Attention,le mur n’est pas un espaced’annonces publicitaires »… Ces avertissements récurrents sont généralement sans effet. Car même à côté de ces interdictions, les affichages persistent.

Face à ce phénomène, la Communauté urbaine de Yaoundé a pris le problème à bras le corps et a lancé en 2015 une campagne de deux semaines contre l’affichage sauvage. A l’occasion, Paul Ngougo, 6e adjoint au délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) en charge de l’urbanisme, en compagnie d’une centaine de jeunes avait procédé au décollage de quelques affiches anarchiques dans la ville de Yaoundé. Les murs et clôtures des édifices publics ou privés, les poteaux électriques, voire les bacs à ordures des quartiers les plus touchés comme les zones du Lycée de Ngoa-Ekelle, Cradat, Rond-point Nlongkak, Marché central entre autres avaient été « traités ». Ils ont également sensibilisé les populations sur cet acte d’incivisme.

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