Travaux routiers:des stratégies pour minimiser les coûts

Les responsables du ministère des Travaux publics réfléchissent sur comment minimiser les coûts de réalisation des infrastructures.

La qualité a certes un prix, mais il faut rester raisonnable.D’autant plus que selon des études de la Banque mondiale, la construction des routes au Cameroun coûte plus cher que dans les pays africains de niveau de développement comparable, mais surtout ne répond pas toujours aux normes. Le ministère des Travaux publics, ingénieur de l’Etat, veut en finir avec cette réalité peu reluisante. L’une des thématiques à débattre au cours de la conférence annuelle des services centraux et déconcentrés de ce département ministériel qui s’est ouverte le 21 janvier 2019 àl’Ecole nationale supérieure des Travaux publics à Yaoundé, est donc la maîtrise des coûts de construction routière au Cameroun.

De la phase d’études à la phase de réalisation du marché, plusieurs acteurs interviennent. En rappelant les attributions des uns et des autres,Virginie Lekeufack, directeur général des études techniques a formulé quelques propositions d’approches pour une maîtrise des coûts. Sur laqualité des études préalables, Mme Lekeufack propose de suivre à la lettre le guide méthodologique de maturation des projets d’infrastructures en cours de validation au Mintp. Il faudra également faire une bonne estimation du coût prévisionnel des travaux. Ici par exemple, les prix unitaires devront découler des sous-détails élaborés et non plus des prix moyens pratiqués. Les prix élémentaires des intrants devront aussi refléte rla réalité du marché, entre autres. Pour une bonne maîtrise des coûts, il est aussi préconisé la vérification de la maturité complète du projet avant le lancement, tel que préconisé par le décret du Premier ministre du 21 juin 2018 régissant le processus de maturation des projets d’investissements publics. Il faudra s’assurer de la libération des emprises, l’un des obstacles au déroulement effectif de nombreux chantiers. Le Matgenie, acteur important de l’entretien routier, pourrait aussi jouer sa partition, mais il faudrait au préalable renforcer son dispositif. Le paiement dans les délais des travaux pourrait également contribuer à changer la donne.

C’est avec beaucoup d’intérêt que les responsables du Mintp ont suivi cet exposé. Selon le ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, il est question de faire plus avec peu, sans toutefoisl éser le niveau de praticabilité    des axes routiers tout en misant sur la durée. « Même si un linéaire important (100 000 km) relève désormais de la compétence des communes, le Mintp restant le garant de l’entretien routier, se doit de rester vigilant », a poursuivi Emmanuel Nganou Djoumessi. D’autres thèmes ont meublé la journée, notamment la mise en oeuvre des transferts de compétences en matière d’entretien routier.

 

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