Relance des filières cacao et café: des hommes pour une gestion harmonieuse des finances

C’est la principale mission des membres du comité de gestion du Fonds de développement des filières cacao et café installés lundi à Yaoundé par le ministre des Finances. 

Depuis le 30 septembre 2014, date d’adoption par le gouvernement du Plan de relance des filières cacao et café, sa mise en œuvre progresse peu à peu, pour atteindre l’objectif de 600 000 tonnes de cacao, 120 000 tonnes de café Robusta et 35 000 tonnes de café Arabica produits d’ici 2020. Lundi dernier, c’est le comité chargé de la gestion du Fonds de développement des filières cacao et café (FODECC) qui a été mis sur pied. L’instance qui constitue l’organe suprême d’orientation et du bon fonctionnement du FODECC pour la promotion et le développement des filières café et cacao est constituée de 12 membres, conduits par Théodore Ebobo. Pour financer ledit plan de relance, le prélèvement à l’exportation opéré sur les deux produits a augmenté depuis l’année dernière. Passant de 54 F à 150 F pour le cacao et 100 F pour le café. Des fonds reversés au FODECC pour augmenter les ressources devant financer les projets prévus pour la relance.
En installant les membres du comité de gestion, lundi dernier à Yaoundé, le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, les a exhortés à une gestion harmonieuse des ressources affectées aux activités de production du cacao et du café. Toutes choses qui impliquent d’après lui : « La mise en place d’un système de gouvernance pour éviter la dispersion des ressources financières et la mise sur pied d’un budget-programme pour 2017 ». Le comité devra, de ce fait, s’appuyer sur les conditions climatiques favorables, l’important capital humain et l’abondance du fonds de financement pour garantir une production abondante susceptible d’améliorer la qualité du label Cameroun. Le ministre a  également insisté sur la nécessité de sensibiliser les acteurs des filières sur le régime fiscal incitatif relatif aux filières cacao et café, dans le but de les rendre : « plus compétitifs et d’accroître la production du pays ». 
Ont également pris part à ladite session, les ministres en charge du commerce, de l’agriculture ainsi que de la recherche scientifique. Tous trois ordonnateurs du FODECC, ces départements ministériels ont investit 12,372 milliards de F de 2006 (date de création du FODECC-Ndlr) à 2016, pour la réalisation de projets. 
 

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