Autoroute Yaoundé-Douala: les travaux ont repris

Après la levée du mot d’ordre de grève jeudi dernier, les ouvriers sont à nouveau déployés sur le chantier qui affiche 32% de taux d’avancement.

Le calme est revenu sur le chantier de l’autoroute Yaoundé-Douala. Les mouvements d’humeur ont pris fin jeudi en soirée. Dès vendredi, les ouvriers se sont remis à l’ouvrage après quatre jours d’arrêt, le temps de réclamer de meilleures conditions de travail de la part de l’entreprise chinoise CFHEC. Le management des ressources humaines a été décrié. Les plaintes allaient du non-reclassement du personnel au licenciement abusif en passant par le non-paiement des primes de logement, de transport et de ration alimentaire, le défaut de filiation à la CNPS, la non-prise en charge des accidents de travail… Ce lundi, et après des concertations tripartites autour du ministre des Travaux public (MINTP), l’entreprise a publié la liste des ouvriers immatriculés à la CNPS. 622 employés au total ont été recensés. Mais le chiffre ne convainc pas les travailleurs. « Il y a encore des ouvriers non-immatriculés », insiste Eric Yannick Owona, l’un d’eux. Première réponse de l’entreprise : « Nous sommes butés à une difficulté. Il y a une centaine d’ouvriers qui ne possèdent pas d’acte de naissance. L’alternative serait qu’ils fournissent ne serait-ce qu’une photocopie de leur CNI et des informations sur la filiation de leur mère. Documents que nous ne parvenons toujours pas à recevoir », indique Jean Bosco Mani Ateba, assistant DRH. 
Concernant les primes de transport et de logement, les responsables de l’entreprise affirment que le paiement aux ayants-droit devrait débuter dès la fin de ce mois. « Nous essayons d’identifier les différents domiciles des employés, tâche très difficile parce que des riverains n’hésitent pas à fausser leur lieu d’habitation pour obtenir des primes. Nous espérons que la commission mise sur pied par le maître d’ouvrage pourra nous aider à régler ces problèmes. » Cette commission siège depuis hier (lundi, Ndlr) sur le site, pour redresser les manquements de l’entreprise décriés par les ouvriers. 
 

Reactions

Commentaires

    List is empty.

Laissez un Commentaire

De la meme catégorie