Consommation de drogue: la guerre contre le Tramol

Une première séance de travail a eu lieu mardi entre médecins, médias, administration et le délégué du gouvernement.

C’est un fléau qui mine la jeunesse camerounaise. Si rien n’est fait, il risque de devenir un problème de santé publique. Ce fléau a un nom : le Tramadol, un produit pharmaceutique communément appelé Tramol, consommé en grande quantité par la population jeune. En prélude à la 53e fête de la jeunesse, Fritz Ntonè Ntonè, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (Cud), des médecins et autorités administratives ont décidé de mener le combat contre ce « poison ».

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C’est pourquoi Fritz Ntonè Ntonè a réuni autour de lui tous ces acteurs mardi 22 janvier 2019 dans les locaux de la Cud à Bonanjo. Il était question de mener une réflexion sur la ligne de conduite à tenir et mettre sur pied un plan de lutte. Pour Terrestra Nang, délégué ré gional de la Jeunesse et de l’Education civique, la situation est inquiétante et tout doit être mis en œuvre pour renverser la tendance.

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Et la fête de la jeunesse est une période idoine pour éveiller les consciences. Dr Guy Sandjon, président de l’Ordre national des médecins du Cameroun, également présent à cette rencontre, a décrit la molécule Tramadol comme un antalgique de 2e catégorie, très efficace pour la gestion des douleurs.

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Sauf que consommé en grande quantité, il devient une drogue dangereuse pour la santé car il altère les cellules du foie, organe capital pour la survie de l’organisme. Pour le patricien, ce médicament maintient le sujet en éveil et dans un état permanent de résistance physique.

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Le Cameroun est « la plaque tournante de distribution » de ce médicament fabriqué en Inde, selon le président de l’Ordre des médecins. Le Dr Sandjon a rappelé la saisie récente par la douane camerounaise d’une cargaison de 600 000 comprimés en provenance d’un pays voisin et destinée à la secte islamique Boko Karam.

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Les Dr Ngalle Mbonjo et Atezoe, respectivement urgentiste et chirurgien, ont aussi ex primé leur inquiétude. Notamment lors de la prise en charge des conducteurs de moto blessés et sous l’effet de cette drogue, ce qui rend la procédure compliquée.

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Cette catégorie est l’une des plus touchées par la prise de ce stupéfiant, vendu à 25 F le com primé dans nos rues. Olivier Kingue Molly, journaliste, a promis l’implication des hommes de médias et la disponibilité des pages et des émissions dédiées à la sensibilisation des jeunes.

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Même son de cloche du côté de l’administration où Dimani Balla, représentant du gouverneur de la région du Littoral, a donné l’onction des autorités dans ce combat. Une deuxième réunion est prévue la semaine prochaine pour se pencher sur les moyens de combattre la consommation de Tramadol comme une drogue.

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