Réduction du déficit budgétaire: une urgence au Minfi

Plusieurs préalables dont la diversification de l’économie locale doivent être assurés pour arriver à ce vœu. Des responsables du ministère des Finances réunis depuis hier à Yaoundé, y travaillent.

Il est difficile pour un Etat d’avoir un équilibre budgétaire. Il convient donc, selon les responsables du ministère des Finances (Minfi) de définir ce concept comme un déficit soutenable. Comment donc assurer la soutenabilité de ce déficit ? C’est l’objet des échanges de la conférence annuelle des responsables des services centraux, déconcentrés et extérieurs du Minfi ouverte hier à Yaoundé par le ministre délégué auprès du Minfi, Yaouba Abdoulaye, sous le thème « Equilibre budgétaire, enjeux, défis et perspectives ».

D’après Cyrill Edou Alo’o, Directeur général du budget, en 2016, le Cameroun a enregistré une détérioration de son déficit qui a atteint 6,1% du Pib. En 2017, il s’est amélioré (4,9% du Pib) grâce à la mise en œuvre du programme économique et financier avec le FMI. Les projections envisagent en 2018 et 2019 des taux à 2,6% et 2,1% du Pib. Pour y arriver des mesures doivent être prises.

Selon le Pr. Désiré Avom, économiste, le déficit budgétaire au Cameroun a deux causes : la vulnérabilité de l’économie locale pas assez diversifiée et la gestion des finances publiques. Avant lui, deux exposants se seront largement étendus sur la question.

D’abord le directeur général du Budget. Avec son exposé intitulé : équilibre budgétaire : le principe à l’épreuve de la réalité (enjeux et défis), on apprendra alors que les conséquences macroéconomiques de l’entretien des déficits budgétaires excessifs sont notam ment l’inflation, l’augmentation de la dette publique, le risque de non viabilité. Cyrill Edou Alo’o a également relevé les menaces au respect du solde budgétaire.

Ce sont la situation sécuritaire qui pourrait générer des dépenses sécuritaires plus que ce qui est prévu dans la loi de finances 2019, les problèmes de gouvernance, la persistance des procédures dérogatoires qui ont un impact sur les efforts de régulation budgétaire, l’accélération des décaissements certains financements extérieurs au-delà du plafond autorisé, la chute du prix de pétrole en deçà de l’hypothèse de 65,3 dollars/baril, etc.

Pour l’exercice 2019 des mesures sont donc prises pour garantir l’équilibre budgétaire. Il s’agit du maintien à 20% des blocages de précaution sur les lignes de biens et services du budget de l’Etat, du renforcement de l’encadrement des procédures dérogatoires, de la mobilisation des recettes, etc.

Dans un deuxième ex posé, le chef de division de la prévision au Minfi s’est penché sur les mesures d’optimalité et de soutenabilité du déficit. Selon Gabriel Ngakoumda, il faut non seulement réduire le déficit en mettant en place un certain nombre de mesures mais aussi dégager les excédents conformément à l’exigence de soutenabilité.

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