Manifestations illégales du MRC:117 personnes interpellées

Ces individus ont été placés en garde à vue pour perturbation de l’ordre public et voies de fait diverses à Yaoundé, Bafoussam et Mbouda.

En dépit de leur interdiction dans plusieurs villes du Cameroun, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), s’est entêté à organiser des manifestations dites « marches blanches » samedi dernier. Ce, en violation des lois de la République. A Yaoundé, quelques militants de ce parti ont pris d’assaut le rond-point de la Poste centrale, avec à leur tête Paul Eric Kingué, ancien directeur de campagne de Maurice Kamto à la présidentielle d’octobre 2018. Ce dernier a d’ailleurs été interpellé par les forces de maintien de l’ordre, ainsi que 116 autres personnes dans les villes de Bafoussam, Douala, Yaoundé et Mbouda. Fort heureusement, les autorités administratives, qui avaient préalablement interdit cette manifestation à Yaoundé, avaient mis en place un dispositif sécuritaire conséquent. Ce maillage du centre-ville de la capitale a permis de contrôler quelques manifestants et de préserver le bon ordre. Ce déploiement des forces de maintien de l’ordre a été suivi par un point de presse conjoint du ministère de la Communication, René Emmanuel Sadi, et de son collègue de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, tard dans la nuit de samedi.

"Le gouvernement condamne ces actes inadmissibles"

La déclaration du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi

Le parti politique dénommé « Mouvement pour la Renaissance du Cameroun », en abrégé « MRC », a planifié une série de manifestations publiques non autorisées dites « marches blanches », à travers le territoire national, ainsi que dans certains pays étrangers.

Par l’organisation de ces manifestations, le MRC entendait, comme à l’accoutumée, inciter nos compatriotes de l’intérieur du pays et de la diaspora, à braver l’ordre républicain par des mots d’ordre de rébellion et d’insurrection vis-à-vis des institutions légales et légitimes. La date annoncée pour le déclenchement de ces opérations avait été fixée à ce samedi, 26 janvier 2019. Il convient de préciser que sur l’ensemble du territoire national, les Camerounaises et les Camerounais ont de façon générale, sereinement vaqué à leurs occupations tout au de long de cette journée.

Néanmoins, des velléités de troubles à l’ordre public et de de bravades à l’encontre des institutions républicaines ont été enregistrées dans les villes de Mbouda, Bafoussam, Yaoundé et Douala. Prenant la juste mesure de la situation, les autorités administratives ont mis en place des dispositifs sécuritaires conséquents, pour préserver le bon ordre et ramener les commanditaires au respect des lois et règlements de la République.

A Yaoundé, Bafoussam et Mbouda, plusieurs individus, pris en flagrant délit de perturbation de l’ordre public et de voies de fait diverses, ont été interpellés et placés en garde à vue. Soit, respectivement : 62 à Yaoundé, 42 à Bafoussam et 13 à Mbouda.

S’agissant de Douala, les forces de maintien de l’ordre ont été positionnées à certains points névralgiques de la ville. Quelques participants à cette marche illégale se sont alors organisés de manière particulièrement agressive et ont pris sur eux d’aborder et de défier les forces de sécurité dans l’exécution des missions classiques de préservation de l’ordre public à elles dévolues.

Faisant montre de maîtrise et de professionnalisme, les forces de maintien de l’ordre ont dû procéder à des mises en demeure, malheureusement non suivies d’effets de la part des manifestants. Il s’en est suivi quelques échauffourées au cours desquelles les éléments de sécurité ont fait usage d’une logistique réglementaire.

Il convient de préciser, et ce, sur la base des faits d’une absolue véracité, qu’aucun coup de feu à balles réelles n’a été tiré. Sept personnes ont été interpellées et ramenées au siège du MRC, sis au lieu-dit « New Deïdo », dans l’arrondissement de Douala Ier. En outre, six blessés ont été enregistrés, parmi lesquels, deux activistes bien connus du public.

A l’étranger, une centaine de militants du MRC se sont attaqués à l’ambassade du Cameroun à Paris en France. Après avoir escaladé la grille d’enceinte de l’immeuble abritant l’ambassade, ils se sont introduits par effraction dans le bâtiment, saccagé tout sur leur passage et causé des dégâts considérables. A l’heure qu’il est, ces individus ont été évacués par les forces de l’ordre françaises.

Le gouvernement condamne avec force ces manoeuvres inadmissibles, dont le but évident est la déstabilisation du Cameroun, sous le fallacieux prétexte d’un supposé « hold-up électoral.» Nous rappelons que le Cameroun est et demeure un Etat de droit, où la dévolution du pouvoir se fait à travers les urnes et non par la violence ou les manifestations de rue.

Le gouvernement met donc en garde celles et ceux qui s’obstinent à proférer des revendications infondées, qui cachent à peine leurs sombres desseins; il leur rappelle qu’ils sont comptables des conséquences des exactions commises et qu’ils s’exposent aux sanctions prévues par la loi.

C’est également le lieu d’en appeler au sens de responsabilité, au patriotisme et à l’esprit civique des populations, de nos concitoyens de la diaspora et des jeunes en particulier, afin qu’ils ne se laissent guère manipuler par des leaders politiques de mauvaise foi, aveuglés par des ambitions outrancières et inconsidérées.

A l’heure où le Cameroun est résolument engagé sur la voie de son émergence, tout doit être et sera mis en oeuvre pour la préservation de la paix et la stabilité. Je vous remercie de votre bien aimable attention. /.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category