Prise en charge des hépatites virales: c’est plus accessible

Grâce à des conventions avec des firmes pharmaceutiques, le gouvernement est parvenu à une réduction considérable des coûts. Et depuis 2016, les spécialistes relèvent un taux de guérison en baisse.

Une salle de consultation au Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Yaoundé, réputé efficace dans la prise en charge des victimes des hépatites connaît un défilé incessant ce lundi 21 janvier 2019. Des patients de différents âges, seuls ou accompagnés, se font enregistrer auprès des infirmières en vue d’un rendez-vous avec des spécialistes.

« Je viens ici chaque mois pour me ravitailler en médicaments. Mais avant, je dois rencontrer mon médecin pour quelques examens de routine », confie Vincent C., 17 ans, qui souffre de l’hépatite B. Ces rendez-vous représenteraient en moyenne une trentaine de consultations par jour à en croire le Pr. Njoya Oudou, point focal hépatites au ministère de la Santé publique. Ici, le centre enregistre à lui seul près de 2 300 malades souffrant de ces affections.

Si tous les malades ont aujourd’hui la possibilité de recevoir des soins contre les hépatites, ce n’était pas le cas il y a une vingtaine d’année. Les coûts du traitement s’élevaient alors à 7 millions de F.

Ces tueuses silencieuses ont obligé le gouvernement à s’impliquer afin de contribuer à une chute considérable des coûts dans la prise en charge, désormais évalués à 450 000 F pour l’hépatite virale C par exemple. « Pour pallier les coûts très élevés, le gouvernement a engagé en 2016 des discussions avec les firmes pharmaceutiques. Ce qui a abouti à des réductions progressives. Ces nouveaux médicaments coûtaient d’abord 33% de leur coût initial, et au fil des années on est passé à 1% du coût réel d’un produit pour ce qui est de l’hépatite virale C.

A raison de 150 000 F la boîte de remèdes par mois pendant trois mois », confie le Pr. Njoya Oudou. Même si l’on ne dispose pas véritablement de chiffres, comme le confie le spécialiste, « de plus en plus de patients guérissent de ces maladies. Sauf le cas de l’hépatite B dont le traitement est à vie. Chaque mois, il y a réduction du nombre de patients souffrant de l’hépatite virale virales C. »

Même si beaucoup a été fait par le gouvernement, il reste encore du pain sur la planche. A en croire notre source, le coût du diagnostic serait plus élevé que le coût du traitement. Soit plus de 500 000 F pour les hépatites C.

Autre faiblesse, la vaccination des nouveau-nés effective six semaines après leur naissance, pourtant selon le spécialiste, « le nourrisson est exposé à ces pathologies dès la naissance. » Un plaidoyer auprès des pouvoirs publics est mené afin que ces vaccins soient administrés aux bébés dès le premier jour pour la prévention de l’hépatite virale B.

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