«...le Pad s’arrime aux standards des entreprises portuaires modernes...»

Sylvie Laure Sibe, directeur des Affaires juridiques au Pad, revient sur la portée du décret présidentiel du 24 janvier dernier.

Qu’est-ce qui va changer concrètement tant au Port autonome de Douala que sur la place portuaire proprement dite ?

Les innovations apportées par ce texte portent principalement sur deux axes à savoir : l’arrimage aux dispositions de la Loi n°2017/011 du 12 juin 2017 portant statut général des entreprises publiques ; l’adaptation du texte aux évolutions du secteur et la nécessité de conforter le Pad dans son rôle d’Autorité portuaire en charge de la gestion du conglomérat portuaire de Douala-Bonabéri. A ce titre et outre les nécessités d’arrimage évoquées plus haut, on peut noter trois grands axes d’innovations : le renforcement de l’autorité et des pouvoirs du Pad dans la gestion tant du patrimoine de l’ex-ONPC, que des dépendances du domaine portuaire ; la confortation du Pad dans son déploiement, tant dans l’espace que dans la recherche des solutions dans le cadre des travaux en régie relativement aux divers services ; la facilitation du recouvrement des créances du Pad, en lui accordant le privilège du Trésor. En somme, le président de la République vient de doter le Pad d’un ensemble d’outils qui vont lui permettre d’évoluer avec plus d’efficacité dans un environnement de plus en plus concurrentiel, avec des solutions dans le cadre de la nouvelle vision prônée par la direction générale.

Parlons perspectives. Comment entrevoyez-vous l’avenir du port de Douala à court, moyen et long terme ?

Ces outils contenus dans le texte réorganisant le Pad constituent autant de réponses qui permettent à court terme d’améliorer le recouvrement des redevances portuaires, la gestion des conflits d’autorité dans le domaine public portuaire, et surtout à long terme, de se projeter dans la prise en main de la gestion des travaux à travers la régie tels que le dragage, la construction navale, la voirie et bien d’autres activités en cas de défaillance d’une entreprise en charge d’un secteur donné de l’activité portuaire. Comme on peut aisément le constater, le Pad s’arrime aux standards des entreprises portuaires modernes. La normalisation prescrite par le gouvernement de la République prend tout son sens avec ce décret dans le continuum de la réforme de 1998. Le Pad pourra désormais assurer pleinement ses missions de service public et de puissance publique que constitue la desserte du commerce extérieur, pour le plus grand intérêt de l’économie nationale et la desserte du commerce extérieur. Il a dorénavant la capacité de prendre toutes les mesures pour faire du conglomérat portuaire de Douala-Bonabéri un outil efficace et moderne d’aménagement du territoire et d’amélioration du cadre et des conditions de vie des populations riveraines.

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